Le plus consulté cette semaine

dimanche 3 septembre 2023

La franc-maçonnerie se retournera contre vous : le cas de La princesse de Lomballe


La princesse de Lomballe au sol


La tête sciée de la princesse de Lomballe

Marie-Louise-Thérèse de Savoie, princesse de Lamballe, dite « Mademoiselle de Carignan » ou « Madame de Lamballe », est une princesse de la Maison de Savoie née à Turin le 8 septembre 1749 et morte à Paris le 3 septembre 1792.
Amie de la dauphine Marie-Antoinette qui, devenue reine, la nomme surintendante de sa maison, elle est supplantée par la duchesse de Polignac dans l'affection de la souveraine, à qui elle reste néanmoins toute dévouée, ce qu'elle payera de sa vie.

Marie-Louise épouse le prince de Lamballe, arrière-petit-fils de Louis XIV (branche légitimée), fils du duc de Penthièvre, le 17 janvier 1767 par procuration à Turin ; puis, le 31 janvier 1767 à Nangis.
Très vite, le prince reprend ses habitudes et délaisse son épouse, qui se réfugie auprès de son beau-père. Elle commence à développer des accès de mélancolie, est saisie de vapeurs qui la plongent dans des évanouissements plus ou moins longs. Son mari contracte des maladies sexuellement transmissibles et la contamine plusieurs fois ; elle y gagne des cicatrices et des boutons. Un an plus tard, en 1768, son époux meurt d’une maladie vénérienne. La princesse se retrouve veuve et sans enfant à 19 ans.

Ayant plus de temps à elle, la princesse de Lamballe part à la campagne, reprend ses activités charitables et rachète l'hôtel de Toulouse (siège actuel de la Banque de France à Paris) à son beau-père.
Elle est initiée à la franc-maçonnerie et entre dans la loge féminine d'adoption « la Candeur » le 12 février 1777, elle est élue grande maîtresse de la « Mère Loge Écossaise » en 17812. Elle s'intéresse au mouvement des Lumières, à l'Encyclopédie, à la condition des femmes et à l'amitié féminine. Elle organise notamment, le 10 janvier 1781, un dîner suivi d'un bal auquel ne sont conviées que des femmes, ce qui choque la cour et irrite la reine.
En 1789, la Révolution gronde et la reine commence à prendre conscience de ses erreurs. Elle se fait plus sage et se rapproche à nouveau de la princesse de Lamballe.
En 1791 [...], la famille royale, est rattrapée à Varennes. Les deux femmes échangent alors toute une correspondance dans laquelle la reine réaffirme ses sentiments d’affection envers la princesse : « J’ai besoin de votre tendre amitié et la mienne est à vous depuis que je vous ai vue », lui écrit-elle en juin 1791. À la fin de l’été 1791, la princesse de Lamballe est chargée par Marie-Antoinette d’une mission – dont on ignore les motifs – à Aix-la-Chapelle, où elle se rend en effet. Mue par un pressentiment, elle y dicte ses dernières volontés, le 15 octobre 1791, nommant le marquis de Clermont-Gallerande son exécuteur testamentaire.

Ayant suivi la famille royale après la journée du 10 août 1792, elle est incarcérée peu après à la prison de La Force puis subit une fin dramatique au cours des massacres de Septembre.
Jugée trop proche de la reine et suspectée d'être impliquée dans les affaires d'États, [...] on lui demande surtout de témoigner sur la réalité de connivences de Louis XVI et Marie-Antoinette avec les puissances de la Coalition (alliance formée au début de 1793 par plusieurs États européens contre la France, devenue une République en septembre 1792). Elle s'y refusa.
Un perruquier ivre, du nom de Charlat, tambour des volontaires, lui ôta son bonnet du bout de sa pique et la blessa légèrement, tandis qu'un autre égorgeur lui jetait une bûche dans les reins. La princesse tomba et fut criblée de coups. On lui ôta ses vêtements ; elle resta ainsi près de deux heures exposée, nue, à la risée lubrique de la foule. On la traîna ensuite jusqu'à la borne située à l'angle des rues du Roi-de-Sicile et des Ballets, sur laquelle on appuya sa tête qu'un nommé Grison scia avec son couteau et mit au bout de sa pique.

Le perruquier Charlat lui ouvrit la poitrine, lui arracha le cœur qu'il plaça au bout de son sabre, tandis que le « nègre » Guillaume Delorme, ramené de Saint-Domingue par Fournier l'Américain, fit subir au cadavre de la princesse des mutilations aussi obscènes que sanguinaires. La suite ici :



Adam Pitt raconte que tandis que sa tête est promenée au bout d’une pique jusqu’à la tour du Temple où elle est agitée devant les fenêtres de l'appartement de Marie-Antoinette qui s'évanouit, son corps est transporté sur des kilomètres, profané, jusqu’au comité civil de la section des Quinze-Vingts. 
La prison de la Petite-Force renfermait 212 prisonnières lors des massacres de Septembre, et toutes eurent été relâchées. De ce fait, le cas de Madame de Lamballe, qui fut lâchée à la foule puis assassinée, était une exception.
Son corps ne fut jamais retrouvé. Cependant, une certaine Marie Tussaud employée pour fabriquer des masques mortuaires ainsi que des moulages de corps entiers des célèbres victimes de la révolution (Louis XVI, Marie-Antoinette, Marat et Robespierre), déclara que le corps de la princesse lui fit remis pour réaliser un masque mortuaire ainsi q'un moulage corporel. Tussaud ? Oui la célèbre Marie Tussaud, née Marie Grosholtz sculptrice française et créatrice du musée de cire Madame Tussauds qu'elle ouvrit à Londres à l'âge de 74 ans. Tussaud fut initié par un anatomiste, physicien, médecin et sculpteur sur cire, le franco-allemand Philipp Wilhelm Matthias Kurtz dit Curtius. En 1782, Curtius ouvrit, boulevard du Temple, un nouveau lieu d’exposition, "la Caverne des Grands Voleurs", précurseur de la Chambre des horreurs ("La Caverne des Grands Voleurs"  abritait des sculpteures de brigands de toutes sortes. Curtius y vendait également des figurines érotiques "sous le manteau").

sources:




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

/!\ Rappel /!\ : Afficher la version Web pour visualiser toutes les pages du menu d'accueil.

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.