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samedi 28 mars 2026

Suisse: Incendie Crans-Montana, un mécène proxénète ? un parent de victime également proxénète ?






Un mécène proxénète ? 

Jacques Moretti en a-t-il fini avec son passé trouble ? Non, il n'a jamais vraiment tourné la page de son passé dans le marché du sexe [...]. Selon une enquête de la RTS, un homme suisse très actif dans le milieu de la prostitution figure parmi les soutiens financiers du couple Jacques et Jessica Moretti.
L’homme affirme avoir prêté environ 50 000 francs (soit près de 55 000 euros) aux Moretti pour ouvrir le Bar Constellation. Cette somme s’inscrivait dans un tour de table qu’il évalue à plus de 300 000 francs (329 000 euros), bouclé grâce aux contributions de la famille et des amis du couple. L’homme était d’ailleurs présent à l’inauguration du lieu en décembre 2015.


Une rencontre au début des années 2000
Les deux hommes se rencontrent au début des années 2000. Jacques Moretti est alors âgé de moins de 30 ans et il vient d’arriver de Corse pour gérer un bar à La Clusaz. Il recrute des prostituées pour les faire travailler dans un salon de massage au quartier des Acacias, à Genève, ainsi que dans d’autres établissements, certains gérés notamment par ce futur mécène.

En 2008, une enquête des autorités françaises débouche sur la condamnation de Jacques Moretti et d’autres complices pour "proxénétisme aggravé" devant le tribunal d’Annecy la même année. Celui qui deviendra un généreux donateur échappe aux poursuites, notamment parce qu’il n’aurait pas recruté en France. Cependant, il est cité dans le jugement comme un des "proxénètes suisses" de l’affaire.


Un soutien de longue date
Depuis, le lien entre les deux hommes ne se serait jamais rompu. Après sa condamnation, Jacques Moretti est retourné en Corse, où il a transformé une discothèque de Bonifacio en bar à strip-tease, avant de revenir en Suisse au début des années 2010. C’est son ancien collègue, "proxénète", qui lui aurait trouvé un domicile sur la Riviera vaudoise avant de le présenter à différents intermédiaires pour développer de nouvelles affaires.
Selon la RTS, Jacques Moretti a par la suite ouvert un cabinet de blanchiment dentaire à Lausanne, sans grand succès. 

Qui est cet homme de soutien ?
Gilles est une figure du milieu de la prostitution en Suisse romande. Plusieurs fois rattrapé par la justice, notamment pour usure au détriment de prostituées sans papiers, l'intéressé a géré plusieurs salons de massage. Il est également connu pour avoir créé le premier site web romand du sexe tarifé au début des années 2000. C'est à cette période qu'il croise la route de Jacques Moretti.

Après le drame du Constellation, l’homme aurait alors immédiatement contacté Jessica Moretti pour lui proposer de contribuer au paiement des cautions, sans que cela ne se fasse. Sollicités par nos confrères, les avocats du couple refusent de s’exprimer à ce sujet.



Les parents de victimes

Voici quelques mères de victimes de l'incendie ... :

Laetitia Brodard
(mère d'Arthur Brodard)

Vinciane Stucky
(Mère de Trystan Pidoux)
 









Un parent de victime proxénète ?

Voici Christian Pidoux père de la victime Trystan Pidoux:




Qui est Christian Pidoux ?
Bien connu des Suisses romands, voici son parcours:

48 ans,  fils d'un ancien ministre du Canton de Vaud. Accusé d'abus sexuels par 14 mineurs. Fêtes, coke, prostitution, emprise. Le "papa" surpris en flagrant délit.

Les fêtes à Vevey (VD), les fêtes dans le chalet de Vercorin (VS), la mise à disposition d’alcool et de drogue (shit, ecstasy, cocaïne), les jeux de société, les gages déshabillés, les jours et les nuits de débauche, les jacuzzis en string, la coke sniffée y compris sur les fesses de l’une ou l’autre copine de détresse, les attouchements, les relations sexuelles monnayées, les coucheries… Tous les témoignages se recoupent. Toutes racontent une seule et même histoire qui charge lourdement le prévenu de 48 ans. Ceci d’autant que les preuves égarées durant l’enquête sont des photos et des vidéos où l’on aperçoit même ses propres enfants en arrière-plan. Il en a quatre.

Même confondu, l’homme aux lourds antécédents judiciaires estime qu'il n’a rien fait. Même arrêté en flagrant délit avec une ado de 15 ans dans son lit, alcoolisée et sous THC: «Je croyais qu’elle avait 17 ans. Je ne l’ai pas touchée. La police n’a pas pu établir que j’avais eu des relations sexuelles avec des mineures de moins de 16 ans». Et de répéter: «Elles pouvaient venir chez moi pour consommer leur propre drogue et alcool plutôt que de se faire violer ailleurs. Je ne suis pas un Saint mais les jeunes n’étaient pas en danger chez moi. Même le SPJ (Service de protection de la jeunesse qui l’a dénoncé pour quatre cas) l’a estimé.

Adopté avec son frère Marc, Christian Pidoux est arrivé de Colombie à l'âge de 4 ans. Placé dans plusieurs collèges privés, il y connaissait déjà des problèmes de discipline. Voulant commencer l'Ecole hôtelière, il a fait une petite patente de restaurateur à Crans-Montana. Mais il reste sans formation et n'aura fait que des stages dispersés et quelques petits boulots de sommelier.

En 1993, Christian Pidoux est condamné une première fois à 18 mois avec sursis, pour vols, brigandages et escroquerie. Un an plus tard, le sursis est révoqué par un nouveau jugement à un an ferme pour infraction à la loi sur les stupéfiants. Toutefois, la peine est alors suspendue au profit d'un traitement ambulatoire.

Aujourd'hui, trois expertises psychiatriques concluent à l'existence d'un trouble mental. Christian Pidoux a des traits narcissiques et des tendances psychotiques. Selon l'expert, sa responsabilité est moyennement diminuée. A la suite de carences traumatiques dans la petite enfance, puis affectives par la suite, il cherche à compenser son absence de réussite sociale, il cherche à se valoriser. Il ne présente qu'un espoir «raisonnable» et pourrait à nouveau commettre des délits graves s'il ne subit pas de mesure d'encadrement strict.


Voici les étapes clés de son parcours judiciaire: 
(source: @maisonbois7902, 26/02/2026, YouTube)

1. L'affaire du rapt Lagonico (1998 - 2001)
    • Les faits (décembre 1998) : Christian Pidoux organise l'enlèvement de Stéphane Lagonico, un jeune avocat stagiaire lausannois issu d'une famille aisée. L'objectif était d'obtenir une rançon de 5 millions de francs. Après le versement d'une première tranche de 500 000 francs, l'otage est libéré sain et sauf.
    • L'arrestation (1999) : Après une fuite au Brésil avec ses complices, il est arrêté en janvier 1999 sur la base d'un mandat d'arrêt international.
    • La condamnation (mars 2001) : Le Tribunal correctionnel de Lausanne le condamne à 9 ans de réclusion (une peine ramenée plus tard à 7 ans et demi). Il est reconnu coupable de séquestration, enlèvement, chantage et extorsion. Les juges soulignent à l'époque que le mobile était lié à la cupidité et à une forme de jalousie.
2. Libération conditionnelle et nouvelles infractions (2004 - 2008)
    • Libération (2004) : Christian Pidoux bénéficie d'une libération conditionnelle après avoir purgé les deux tiers de sa peine. Sa période de mise à l'épreuve devait durer jusqu'en 2009.
    • Retour en justice (2008) : En janvier 2008, il comparaît à nouveau devant le Tribunal correctionnel d'Yverdon-les-Bains. Il est accusé de nouveaux délits commis durant sa liberté conditionnelle, notamment des infractions au code de la route et une affaire de contrainte envers un tiers.
    • Révocation et nouvelle peine : Le tribunal estime qu'il n'a pas respecté les conditions de sa libération (notamment le suivi d'un traitement psychiatrique et les rendez-vous avec les autorités de probation). Sa libération conditionnelle est révoquée et il est condamné à une peine globale de 3 ans de prison.
    • L'affaire du chalet de Vercorin (2017 - 2019)
Après ses précédentes condamnations, Christian Pidoux s'était installé en Valais, dans un vaste chalet à Vercorin, qu'il louait. C'est dans ce contexte qu'une nouvelle affaire a éclaté :
    • Les accusations : La justice lui a reproché d'avoir organisé, entre 2017 et 2019, des soirées dans ce chalet impliquant des jeunes filles mineures (parfois âgées de 15 ans) dans un contexte de "débauche".
    • Nature des délits : Il a été prévenu d'actes d'ordre sexuel avec des enfants (mineurs de moins de 16 ans), d'actes d'ordre sexuel avec des personnes dépendantes, ainsi que de fourniture de drogues (cocaïne) et d'alcool à ces mineures.
    • Trafic de stupéfiants : En plus des volets liés aux mœurs, il était accusé d'avoir trafiqué environ 380 grammes de cocaïne.
    • Sa défense : Lors du procès, il a nié en bloc les accusations de pédocriminalité et de deal, affirmant qu'il s'agissait d'une vengeance de la part d'une ex-compagne. Il a toutefois reconnu la consommation de drogue mais a nié en avoir fourni aux mineures.
Verdict et conséquences
En mars 2021, il a été reconnu coupable d'une grande partie des charges, notamment les actes d'ordre sexuel avec des enfants et les infractions à la loi sur les stupéfiants. Son passé de récidiviste (rapt Lagonico, menaces, etc.) a pesé lourdement dans la balance.


sources:


dimanche 3 septembre 2023

La franc-maçonnerie se retournera contre vous : le cas de La princesse de Lomballe


La princesse de Lomballe au sol


La tête sciée de la princesse de Lomballe

Marie-Louise-Thérèse de Savoie, princesse de Lamballe, dite « Mademoiselle de Carignan » ou « Madame de Lamballe », est une princesse de la Maison de Savoie née à Turin le 8 septembre 1749 et morte à Paris le 3 septembre 1792.
Amie de la dauphine Marie-Antoinette qui, devenue reine, la nomme surintendante de sa maison, elle est supplantée par la duchesse de Polignac dans l'affection de la souveraine, à qui elle reste néanmoins toute dévouée, ce qu'elle payera de sa vie.

Marie-Louise épouse le prince de Lamballe, arrière-petit-fils de Louis XIV (branche légitimée), fils du duc de Penthièvre, le 17 janvier 1767 par procuration à Turin ; puis, le 31 janvier 1767 à Nangis.
Très vite, le prince reprend ses habitudes et délaisse son épouse, qui se réfugie auprès de son beau-père. Elle commence à développer des accès de mélancolie, est saisie de vapeurs qui la plongent dans des évanouissements plus ou moins longs. Son mari contracte des maladies sexuellement transmissibles et la contamine plusieurs fois ; elle y gagne des cicatrices et des boutons. Un an plus tard, en 1768, son époux meurt d’une maladie vénérienne. La princesse se retrouve veuve et sans enfant à 19 ans.

Ayant plus de temps à elle, la princesse de Lamballe part à la campagne, reprend ses activités charitables et rachète l'hôtel de Toulouse (siège actuel de la Banque de France à Paris) à son beau-père.
Elle est initiée à la franc-maçonnerie et entre dans la loge féminine d'adoption « la Candeur » le 12 février 1777, elle est élue grande maîtresse de la « Mère Loge Écossaise » en 17812. Elle s'intéresse au mouvement des Lumières, à l'Encyclopédie, à la condition des femmes et à l'amitié féminine. Elle organise notamment, le 10 janvier 1781, un dîner suivi d'un bal auquel ne sont conviées que des femmes, ce qui choque la cour et irrite la reine.
En 1789, la Révolution gronde et la reine commence à prendre conscience de ses erreurs. Elle se fait plus sage et se rapproche à nouveau de la princesse de Lamballe.
En 1791 [...], la famille royale, est rattrapée à Varennes. Les deux femmes échangent alors toute une correspondance dans laquelle la reine réaffirme ses sentiments d’affection envers la princesse : « J’ai besoin de votre tendre amitié et la mienne est à vous depuis que je vous ai vue », lui écrit-elle en juin 1791. À la fin de l’été 1791, la princesse de Lamballe est chargée par Marie-Antoinette d’une mission – dont on ignore les motifs – à Aix-la-Chapelle, où elle se rend en effet. Mue par un pressentiment, elle y dicte ses dernières volontés, le 15 octobre 1791, nommant le marquis de Clermont-Gallerande son exécuteur testamentaire.

Ayant suivi la famille royale après la journée du 10 août 1792, elle est incarcérée peu après à la prison de La Force puis subit une fin dramatique au cours des massacres de Septembre.
Jugée trop proche de la reine et suspectée d'être impliquée dans les affaires d'États, [...] on lui demande surtout de témoigner sur la réalité de connivences de Louis XVI et Marie-Antoinette avec les puissances de la Coalition (alliance formée au début de 1793 par plusieurs États européens contre la France, devenue une République en septembre 1792). Elle s'y refusa.
Un perruquier ivre, du nom de Charlat, tambour des volontaires, lui ôta son bonnet du bout de sa pique et la blessa légèrement, tandis qu'un autre égorgeur lui jetait une bûche dans les reins. La princesse tomba et fut criblée de coups. On lui ôta ses vêtements ; elle resta ainsi près de deux heures exposée, nue, à la risée lubrique de la foule. On la traîna ensuite jusqu'à la borne située à l'angle des rues du Roi-de-Sicile et des Ballets, sur laquelle on appuya sa tête qu'un nommé Grison scia avec son couteau et mit au bout de sa pique.

Le perruquier Charlat lui ouvrit la poitrine, lui arracha le cœur qu'il plaça au bout de son sabre, tandis que le « nègre » Guillaume Delorme, ramené de Saint-Domingue par Fournier l'Américain, fit subir au cadavre de la princesse des mutilations aussi obscènes que sanguinaires. La suite ici :



Adam Pitt raconte que tandis que sa tête est promenée au bout d’une pique jusqu’à la tour du Temple où elle est agitée devant les fenêtres de l'appartement de Marie-Antoinette qui s'évanouit, son corps est transporté sur des kilomètres, profané, jusqu’au comité civil de la section des Quinze-Vingts. 
La prison de la Petite-Force renfermait 212 prisonnières lors des massacres de Septembre, et toutes eurent été relâchées. De ce fait, le cas de Madame de Lamballe, qui fut lâchée à la foule puis assassinée, était une exception.
Son corps ne fut jamais retrouvé. Cependant, une certaine Marie Tussaud employée pour fabriquer des masques mortuaires ainsi que des moulages de corps entiers des célèbres victimes de la révolution (Louis XVI, Marie-Antoinette, Marat et Robespierre), déclara que le corps de la princesse lui fit remis pour réaliser un masque mortuaire ainsi q'un moulage corporel. Tussaud ? Oui la célèbre Marie Tussaud, née Marie Grosholtz sculptrice française et créatrice du musée de cire Madame Tussauds qu'elle ouvrit à Londres à l'âge de 74 ans. Tussaud fut initié par un anatomiste, physicien, médecin et sculpteur sur cire, le franco-allemand Philipp Wilhelm Matthias Kurtz dit Curtius. En 1782, Curtius ouvrit, boulevard du Temple, un nouveau lieu d’exposition, "la Caverne des Grands Voleurs", précurseur de la Chambre des horreurs ("La Caverne des Grands Voleurs"  abritait des sculpteures de brigands de toutes sortes. Curtius y vendait également des figurines érotiques "sous le manteau").

sources:




mercredi 11 mai 2022

Politique : Il n'y a pas de hasard


«En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un événement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi.» 

Franklin D. Roosevelt.



lundi 9 mai 2022

Russie (et tant d'autres puissances) manipule la météo




Moscou pourrait avoir eu recours à l'ensemencement des nuages pour s'assurer d'une belle météo lors du défilé. Une méthode fréquemment utilisée afin d'influer sur les précipitations.
A Moscou en ce 9-Mai, grand ciel bleu pour le défilé militaire. Et selon nos informations, les autorités pourraient ne pas être étrangères à cette météo particulièrement clémente. C'est en tout cas ce qui se dit sur place.

Une telle opération est-elle possible? Pour cela, Moscou pourrait en effet avoir eu recours à l'ensemencement des nuages, une technique qui consiste à larguer par avion différentes substances chimiques dans les nuages afin de faire tomber de la pluie, ou au moins accélérer les précipitations. Plusieurs pays ont recours à ce type de procédé, particulièrement dans les zones du monde où les pluies naturelles se font rares.

Lutter contre la sécheresse et la grêle
Les Émirats arabes unis ont par exemple un programme d'ensemencement des nuages depuis plusieurs années, tout comme le Maroc, qui tente de freiner ses sécheresses en utilisant la même technique.
La Chine tente également de faire la pluie et le beau temps depuis plusieurs décennies déjà, avec, comme illustration du succès de sa manœuvre, les olympiades de 2008. Pékin avait alors affirmé avoir dispersé des particules dans le ciel pour faire tomber la pluie avant la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques et s'assurer du beau temps le jour de la fête.

En France aussi, l'ensemencement par iodure d'argent est utilisé, surtout dans les régions du sud, où il faut éviter la grêle pour préserver certaines cultures.

Mais si cette manœuvre pour influer sur la météo est assez répandue, elle ne fonctionne pas toujours, et les scientifiques alertent fréquemment sur la quantité de substances chimiques à ne pas dépasser.

sources:





jeudi 5 mai 2022

Israël-Palestine: pas à pas vers le 3e temple





Des accrochages ont éclaté jeudi entre policiers israéliens et des Palestiniens sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, où des fidèles juifs ont recommencé à se rendre en nombre malgré les craintes d'une nouvelle escalade. Une présence de plus en plus croissante qui suscite des craintes auprès de nombreux musulmans.

Selon un photographe de l'AFP sur place, la police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc après avoir renforcé sa présence devant la mosquée al-Aqsa située sur l'esplanade, troisième lieu saint de l'islam mais aussi le site le plus sacré du judaïsme sous son nom de Mont du Temple.

Après une pause de plusieurs jours liée à la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, des fidèles juifs se sont rendus sur l'esplanade jeudi, le jour du 74e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël selon le calendrier hébraïque, coïncidant avec la fin des célébrations musulmanes de l'Aïd al-Fitr.

"De 07H00 à 11H00, environ 600 extrémistes (juifs, ndlr) provenant de 25 organisations différentes sont venues à l'esplanade", a déclaré à l'AFP le cheikh de la mosquée al-Aqsa, Omar al-Kiswani.

Rappel chronologique:
  • Il y a trois ans, le 15 avril 2019, un incendie a éclaté sur l'esplanade des Mosquées.
  • Il y a près d'un an, des tirs de roquettes du Hamas sur Israël après des heurts à Jérusalem-Est ayant fait des centaines de blessés palestiniens, ont provoqué une guerre de 11 jours avec l'armée israélienne.
  • En avril, les forces de l'ordre israéliennes pénétrèrent dans la mosquée Al-Aqsa, suscitant une vague d'indignation chez les Palestiniens et dans des pays du Moyen-Orient.
  • La semaine dernière, le chef du mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinouar, a menacé Israël de tirs de roquettes en cas de "nouvelle agression" sur la mosquée Al-Aqsa.
  • Jeudi 05 mai 2022, des accrochages ont éclaté entre policiers israéliens et des Palestiniens sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, où des fidèles juifs ont recommencé à se rendre en nombre.

Itamar Ben Gvira, chef de file de l'extrême droite israélienne (opposition), a commenté sur Twitter les incidents du Jeudi 05 mai 2022:

"La montée (jeudi) des Juifs sur le Mont du Temple prouve que le Hamas est une organisation faible qui peut être facilement maîtrisée. En ce 74e anniversaire de l'indépendance de l'Etat d'Israël, il est important que même les membres du gouvernement se souviennent que nous sommes un Etat indépendant".




sources:








dimanche 1 mai 2022

La Lune: Canada




Les députés canadiens ont approuvé jeudi une motion comprenant des modifications du Code criminel pour permettre des poursuites concernant des crimes commis sur la Lune ou en orbite.
Les modifications se trouvent dans un projet de loi, long de 443 pages, portant principalement sur le budget.
L'un des amendements prévoit que "le membre d'équipage canadien qui est l'auteur, hors du Canada et au cours d'un vol spatial (...) d'un fait - acte ou omission - qui, s'il était commis au Canada, constituerait un acte criminel, est réputé avoir commis ce fait au Canada".

Le texte, qui a été approuvé à la Chambre des communes par 181 voix contre 144, vise à autoriser des poursuites concernant des crimes ayant lieu au cours d'un vol spatial ou sur la surface de la Lune.
Outre les ressortissants canadiens, les membres d'équipage étrangers pourraient également être poursuivis par le pays si les actes qu'ils commettaient portaient "atteinte à la vie ou à la sécurité d'un membre d'équipe canadien" ou étaient commis à bord d'un appareil canadien.

L'adoption du texte survient alors qu'un astronaute canadien doit participer pour la première fois en mai 2024 à un vol en orbite lunaire, dans le cadre du projet de construction de la future station lunaire Gateway, mené à l'initiative de la NASA.
Il fera partie de l'équipage d'Artemis II, la première mission lunaire habitée depuis 1972.

source:







samedi 30 avril 2022

Suisse: les défenestrés de Montreux


Lieu du crime/suicide
(Montreux)

Le jeudi 24 mars 2022, deux gendarmes se sont présentés peu après 6 heures du matin au septième étage d'un grand immeuble de standing situé au numéro 37 de la rue du Casino à Montreux où résidait la famille David-Feraoun depuis 2014. Comme l'a rappelé la police vaudoise, il s'agissait d'exécuter un mandat d'amener à Eric David, le père, délivré par la préfecture en lien avec la scolarisation à domicile d'Allan son fils. 
Les gendarmes frappent à la porte et une voix venant de l'intérieur répond "Qui est là?", avant qu'un grand silence ne se fasse en l'intérieur. Les représentants des forces de l'ordre auraient ainsi patienté près d'une demi-heure sur place avant de quitter les lieux, sans être alarmés par des mouvements particuliers dans l'appartement. 

Dans cet intervalle, un témoin a contacté les services de police pour indiquer que plusieurs personnes étaient tombées depuis le balcon d'un appartement. Une chute de plus de vingt mètres, juste devant le casino.  Un escabeau a été retrouvé sur le balcon. Au sol, sur la chaussée, gisaient les corps de cinq personnes:
  • le père Éric David, 40 ans
  • son épouse, Nasrine Feraoun, 41 ans, 
  • la sœur jumelle de cette dernière, Narjisse Feraoun-Gama, 
  • ainsi que les deux enfants du couple, une fillette de 8 ans 
  • et l'aîné Allan qui, après une chute de 25 mètres donnait encore des signes de vie. 
Les auditions des membres de la famille David-Feraoun devraient en apprendre plus sur les disparus qui, depuis quelques années déjà, avaient coupé les ponts avec leurs proches. 
C'est justement ce renfermement qui étonne dans une famille aisée, au parcours professionnel brillant. L'un des beau-frère du couple a confié ce samedi au JDD "être abasourdi"; indiquant ne plus avoir de nouvelles depuis 15 ans. "Six mois après leur mariage, Éric et Nasrine ont brutalement coupé les ponts, sans aucune explication". Il avait croisé pour la dernière fois Nasrine Faraoun dans une rue de Paris avec sa poussette où se trouvait son neveu Allan. Par ailleurs, selon les autorités suisses, la fille de 8 ans décédée ce jeudi n'apparaît sur aucun registre administratif contrairement à l'adolescent.  

Selon le journal Le Temps, trois des cinq pièces étaient ­entièrement remplies de nourriture et de médicaments, la famille vivant dans les deux pièces restantes. Les déclarations d'un habitant de l'immeuble confirment cet amoncellement curieux des occupants du 7e étage.
Cet habitant a indiqué au média suisse que les enquêteurs auraient découvert lors de leur entrée dans les lieux, un appartement rempli de cartons jusqu’au plafond. "Des cartons de nourriture, de boîtes de conserve, de médicaments", a-t-il commenté, assurant que la famille recevait quotidiennement "trois ou quatre colis par la poste''. Finalement, avec tout ce que la police a retrouvé, "il y avait de quoi remplir deux camions". 
"Ils ont commencé par demander s’il y avait des abris anti-atomiques au sous-sol et si ces derniers étaient bien ventilés. Ce n’est pas vraiment le genre de question que l’on pose en premier!", a relaté un résident au média suisse. "Se préparaient-ils pour la fin du monde?", a terminé l'interlocuteur. 


Les deux soeurs
[...] Les deux femmes qui ont perdu la vie s'appelaient Nasrine et Narjisse. Elles étaient sœurs jumelles, médecins toutes les deux et âgées de 41 ans. Elles étaient les petites-filles de l'écrivain algérien Mouloud Feraoun (c.f. détails à la fin de l'article) dont la disparition a été commémorée le 15 mars dernier à l'occasion du 60e anniversaire de sa disparition, à la demande d'Emmanuel Macron. Auteur proche d'Albert Camus et instituteur humaniste, il avait été froidement assassiné par l’OAS (Organisation de l'Armée Secrète, c.f. détails à la fin de l'article), dans les hauteurs de la capitale.
Anciennes élèves du lycée Henri IV à Paris, les deux sœurs ont été élevées dans un milieu aisé entre un père informaticien et une mère au foyer, au sein d'une fratrie de cinq enfants. 

L'épouse d'Eric David et mère de deux enfants, s'est installée comme dentiste en 2008 à Vernon dans l'Eure avant de rejoindre la Suisse en 2014 avec son époux. Période qui coïnciderait avec la naissance de leur fille. Elle a alors collaboré pendant un an dans un cabinet d’orthodontie à Bulle, dans le canton de Fribourg. Première tâche dans un parcours sans faille: en décembre 2014, le service de la santé publique fribourgeois lui retire son autorisation d’exercer pour  des raisons administratives.
Sa sœur Narjisse Feraoun, ophtalmologue, travaillait, ces derniers mois à temps partiel, à la Clinique de l’œil de Sion, dans le Valais. Elle était séparée depuis sept ans de son mari, un Français installé à Lausanne et spécialiste dans la sécurité des systèmes informatiques. 

« Selon elles (les deux sœurs), tous les vaccinés à partir de deux ans allaient mourir, elles voyaient plus ou moins la fin du monde avec des famines, la guerre civile, des pillages », affirme ce témoin. Les sœurs Feraoun auraient donc assuré vouloir « se préparer, avoir des médicaments en réserve, de l'eau potable et un plan de secours avec une communauté », ajoute-t-il.

Le père: le parcours d'un homme brillant
Derrière sa porte, c'est le dernier à avoir donné un signe de vie à un tiers. A deux gendarmes. Eric David n'a jamais ouvert aux deux hommes et il s'est muré dans le silence avant que sa dépouille ne soit retrouvée au pied de son immeuble. Un homme brillant au parcours nébuleux ces dernières années... Sur le réseau social LinkedIn, la photo de profil montre un homme souriant dans des gradins déserts de ce qui semble être le Stade de France, portant des lunettes avec un badge qui semble être celui de l’Euro de football 2016.  

Il se présente comme consultant indépendant en billetterie et affiche sept ans d’expérience au sein de trois grands ministères français, trois ans de gestion de projet dans une compagnie suisse et une formation scientifique en France. Il compte 316 relations avec lesquelles il n'apparaît pas d'interconnections publiques.
Selon le Journal du dimanche, Eric David a grandi à Marseille dans une résidence sans histoires des quartiers sud, les plus favorisés de la ville. Il est décrit, toujours selon le JDD, comme un " élève discret et doué, le meilleur de la classe", par un ancien camarade.
En 2014, comme il l'indique sur son CV sur Linkedin, il est diplômé de la prestigieuse Ecole polytechnique, dans le Top 5 avant de travailler de 2006 à 2013 dans plusieurs ministères (Budget, Affaires étrangères, ­Jeunesse et Sports) en tant qu'expert en informatique. En 2013, Éric David a rejoint Secutix, une société spécialisée dans la vente de tickets en ligne à Lausanne, avant de se mettre à son compte en 2016.

Il est décrit par les voisins comme un homme peu loquace, habillé hiver comme été en short, qui sortait rarement et il n'avait noué aucun contact avec le voisinage.
 « Quand on les voyait, ils étaient vraiment normaux, ils rigolaient entre eux, discutaient entre eux, mais dès qu'il y avait quelqu'un d'autre qu'eux cinq, c'était le silence », témoigne un voisin.
« En fouillant l'appartement, les policiers ont découvert des éléments qui permettent de dire que la famille était très intéressée par les thèses complotistes et survivalistes » [...].

sources:



- POUR ALLER PLUS LOIN -

Mouloud Feraoun
Feraoun est le nom qui a été imposé par des officiers des Affaires indigènes, chargés de la mise en place d'un état-civil aux populations kabyles après l’insurrection de 1871. Les parents de Mouloud Feraoun sont un couple de paysans pauvres, qui ont eu huit enfants dont cinq seulement ont survécu. Mouloud est le troisième d'entre eux, et le premier fils. Depuis 1910, le père a pour habitude d’émigrer périodiquement en France métropolitaine pour subvenir aux besoins de sa famille. En 1928, il est victime d’un accident et commence à vivre d’une pension d’invalidité. Ces racines familiales, sociales et culturelles sont prépondérantes pour Mouloud Feraoun, qui intitule son premier roman autobiographique Le Fils du pauvre et fait de la culture kabyle la principale composante de son identité.

Diplômé de l’École normale, il commence sa carrière d’instituteur à Taourirt Aden, petit village de Kabylie. En 1935, il est nommé instituteur à Tizi Hibel, où il épouse Dehbia dont il aura sept enfants.
Mouloud Feraoun commence à écrire en 1939 son premier roman, Le Fils du pauvre. L'ouvrage, salué par la critique obtient le Grand Prix de la ville d'Alger. Mouloud Feraoun ne s'est pas contenté de poursuivre une carrière d'enseignant, il voulait raconter au monde la vie dans la région coloniale de Kabylie. 

Propos de son amie Germaine Tillion: "Mouloud Feraoun était un écrivain de grande race, un homme fier et modeste à la fois, mais quand je pense à lui, le premier mot qui me vient aux lèvres c'est le mot: bonté...
C'était un vieil ami qui ne passait jamais à Paris sans venir me voir. J'aimais sa conversation passionnante, pleine d'humour, d'images, toujours au plus près du réel - mais à l'intérieur de chaque événement décrit il y avait toujours comme une petite lampe qui brillait tout doucement: son amour de la vie, des êtres, son refus de croire à la totale méchanceté des hommes et du destin.
Certes, il souffrait plus que quiconque de cette guerre fratricide, certes, il était inquiet pour ses six enfants [...].

sources:


L'OAS (Organisation de l'Armée Secrète)
L'OAS, est une organisation politico-militaire clandestine française proche de l'extrême droite créée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie par tous les moyens, y compris le terrorisme à grande échelle.
Un an après l'échec de la semaine des barricades, alors que le gouvernement français souhaite manifestement se désengager en Algérie, elle est créée à Madrid, lors d'une rencontre entre deux activistes importants, Jean-Jacques Susini et Pierre Lagaillarde, ralliant par la suite des militaires de haut rang, notamment le général Raoul Salan.
Le sigle « OAS » fait volontairement référence à l’Armée secrète (AS) de la Résistance. Il apparaît sur les murs d'Alger le 16 mars 1961, et se répand ensuite en Algérie et en métropole, lié à divers slogans : « L'Algérie est française et le restera », « OAS vaincra », « l'OAS frappe où elle veut et quand elle veut », etc.
L'OAS est responsable d'au moins 2 200 morts en Algérie et de 71 morts et 394 blessés en France3
Devise : L'OAS frappe quand elle veut et où elle veut.
L'histoire de l'OAS se présente comme la manifestation la plus radicale d'une partie de l'armée et de civils de la volonté de conserver l'Algérie française, où vivaient un million d'habitants ayant le statut de citoyens français, et huit millions d'Algériens ayant un statut juridique différent. L'Algérie ayant alors le statut de département français, l'OAS voulait s'opposer par tous les moyens à la politique d'autodétermination mise en place par Charles de Gaulle à partir de la fin de l'année 1959.



FLN
Le Front de libération nationale (FLN, en arabe : جبهة التحرير الوطني ; en berbère : Tirni n Weslelli Aɣelnaw) est un parti politique algérien. Il est aujourd'hui dirigé par Baadji Abou El Fadhel depuis 2020. Le FLN est créé en octobre 1954 pour obtenir de la France l'indépendance de l'Algérie..

source:



L'OAS et le FLN contre Mouloud Feraoun

« Quand le journal de Feraoun est sorti en 1962, les gens du FLN ne l’ont pas aimé. Ils n’ont pas aimé que Feraoun dénonce les complots qu’ils étaient en train de faire depuis 1958 » [...]. Après la disparition de l’écrivain, les dirigeants de l’Algérie indépendante s’en prennent à sa famille. 
Le 15 mars 1962, au matin, Mouloud Feraoun est assassiné par l'OAS avec cinq de ses collègues de l'Éducation nationale à quelques jours seulement de la signature des Accords d'Évian qui mettent fin à la Guerre d'Algérie. Apprendre à lire et à écrire à des enfants, donner un métier à des adultes, soigner des malades - ce sont des choses si utiles qu'elles en paraissent banales : on fait cela partout, ou, à tout le moins, on a envie de le faire. [...] Et c'était de quoi s'entretenaient ces six hommes, à 10 heures du matin, le 15 mars 1962 ...". Les victimes étaient :
  • Marcel Basset, directeur du Centre de formation de l'éducation de base à Tixeraïne (CSE d'Algérie) ;
  • Robert Eymard, ancien instituteur et chef du bureau d'études pédagogiques aux CSE ;
  • Mouloud Feraoun, directeur adjoint au chef de service des CSE, ancien instituteur et écrivain ;
  • Ali Hammoutène, inspecteur de l'Éducation nationale, directeur adjoint aux CSE et ancien instituteur.
  • Max Marchand (né en 1911), inspecteur d'académie, chef de service aux CSE et ancien instituteur ;
  • Salah Ould Aoudia, ancien instituteur et inspecteur des centres de la région Alger Est.
Trois membres de l'organisation clandestine firent irruption. Ils désignèrent des noms sur une liste. Six hommes se sont levés. À 10 h 45 un « commando Delta » (bras armé de l'OAS, fondé par le Dr Jean-Claude Pérez - médecin généraliste à Bab El Oued et le lieutenant Roger Degueldre - un militaire âgé de 35 ans, déserteur du 1er Régiment étranger de parachutistes) pénètre dans la salle de réunion et fait sortir les six hommes du bâtiment. Ceux-ci sont alignés contre un mur de la cour et abattus à l'arme automatique. Le soir même, le général de Gaulle à Paris et M. Ben Khedda à Tunis annonçaient la fin des combats...

Six ans plus tôt, l'auteur avait jugé ses assassins : " J'ai horreur de ceux qui tuent, non parce qu'ils peuvent me tuer, mais parce qu'ils ont le courage de tuer. "Le 17 mars 1961 il écrivait dans son Journal : "[...] je me dis : " Vive la France, " telle que je l'ai toujours aimée ! " Vive l'Algérie telle que je l'espère ! ". Ainsi, « On a demandé [...] d’enseigner dans les facultés d’Alger que Feraoun est un écrivain assimilationniste », affirme son fils Ali Feraoun. 

« J’ai vu mon père à la morgue quelques heures après sa mort. On lui avait logé 12 balles dans le corps… La salle était pleine ce jour, au moins une centaine de cadavres. Mon père gisait au milieu sur une table » déclare Ali.
Jean-Philippe Ould Aoudia (fils de Salah Ould Aoudia l'une des six victimes) a enquêté minutieusement, recoupé les documents, vomit les clauses des amnisties successives qui rendent le crime innommable et font taire les proches des victimes. Son but : traquer les assassins de son père, relire cette tuerie planifiée, établir les complicités en hauts lieux, pointer du doigt les inconscients et les aveugles, reconstituer l'atmosphère d'affolement à Alger au printemps de 1962, qui laissait proliférer l'exécution  et l'attentat méthodique de commandos surentraînés [d'après Jean-Pierre Rioux, Le Monde du 20 mars 1992].

sources:


Les chats ne font pas des chiens. Nasrine et Narjisse Feraoun ont probablement été bien éduquées, enseignées, renseignées et confrontées à la dur réalité du monde politique et social, comme le fut leur grand-père Mouloud Feraoun. Savaient-elles quelque chose de particulier qui menaçait leur vie ? Avaient-elles l'intention de divulguer des informations sensibles ? Et quid du mystérieux Eric David ?





- LE REPORTAGE DE TF1 -







vendredi 22 avril 2022

Voyage en corse: clap de fin ?


Yvan Colonna est décédé le 21 mars 2022 des suites de son agression.
A ce jour on ne sait toujours pas qui a tué le préfet Erignac et qui sont les commanditaires.
A moins que ...



Piste sur l'assassinat du préfet Erignac


Imagine qu'un jour on découvre que le véritable tueur du préfet Erignac était un barbouze,ex légionnaire et mercenaire en Afrique, Igor Peccatte,1,82m, blond (Tiens, tiens ?) que l'assassinat était commandité par le plus gros clan mafieux franco-corse sur lequel Erignac enquêtait, qui incriminait  Charles Pasqua/Sarkozy/Peretti et tout un réseau de corruption et de trafics (drogues,armes, casinos, Cavallo, Corse-Afrique), dossier dont les pages déchirées ont bizarrement  disparues,correspondaient à la période depuis l'été 1997 à sa mort en février 1998.
Imagine que toutes les personnes mises en cause dans ce rapport,soit en lien avec France et le SAC,ces organisations barbouzes responsables d'attentats et d'assassinat et les plus hautes sphères du pouvoir ? 
Imagine que la description très précise du tireur,par le seul témoin oculaire (Mme Contart) qui l'a vu en train d'exécuter le préfet à 2 m et qui a toujours dit que ce n'était pas Colonna, corresponde aux visage de Igor Peccatte (c.f. photo).
Description: "un visage fin, de petits yeux enfoncés, un regard perçant, une bouche fine et étirée,des plis entre le nez et la commissure des lèvres".  Imagine qu'il faisait partie des suspects et que sa piste a été ignorée. Imagine qu'il y ait plein d'autres éléments ignorés et retirés de l'enquête. 
Imagine que les témoignages de Colombani, ami du Préfet et de Vinolas son secrétaire général, à décharge pour Colonna aient été éludés.  Ça ne serait pas croyable ? 

sources:



Igor Peccatte
Encore plus incroyable, Igor Jean François Peccatte Savignoni est décédé, à l'âge de 59 ans, le 12 janvier 2022, soit 2 mois avant Yvan Colonna . D'après des sources officielles, c'était un ancien soldat/légionnaire devenu mercenaire et gérant d'"Acting Out International" sociétés de sécurité réputée pour fournir des " gros bras ". 
A qui profite tous ces crimes et décès ?

sources:



Et pour finir
Voici une étrange vidéo d'Yvan Colonna quelque temps avant son agression.
Postée par BFM bien entendu:










jeudi 31 mars 2022

Suisse: le modus operandi de Christoph Wolfram Blocher nous rappelle tant d'autres ...



Qui veut comprendre la vie politique suisse des dernières décennies ne peut pas passer à côté de ce nom : Christoph Blocher. Presque personne n’a autant façonné le pays que ce milliardaire de la Riviera zurichoise. Depuis sa prestigieuse villa de Herrliberg, qu’il met en scène pompeusement à chaque occasion, Blocher a fait du parti suisse de droite extrême UDC (pour "Union démocratique du centre", mais qui s’appelle en allemand “parti populaire suisse” – Schweizerische Volkspartei), la force politique la plus puissante du pays. Et ce, en quelques années seulement.

Christoph Wolfram Blocher
Stéphane BRON  à propos de Blocher dans  le  documentaire “l’expérience  BLOCHER”: Un  pied  chez  les  actionnaires,  un autre  chez  les  paysans,  c’est  tellement  vous.  Vous  transformez  le  parti  à  votre  image,  le  corps  de  paysan  et l’esprit du capitalisme. La formule fait merveille, vous volez de victoire en victoire”

Mais qui est-il ? Disons-le : c’est un homme d’extrême droite, mais assez roublard pour attirer les sans-mémoire.
Il est marié à l'ex-institutrice du primaire Silvia Blocher, née Kaiser. Ils ont trois filles et un fils. Christoph Blocher vit à Herrliberg (canton de Zurich) sur la "Rive dorée" (en allemand Goldküste), quartiers résidentiels très prisés du bord du lac de Zurich. Il loue aussi à vie le château fortifié de Rhäzüns, propriété du groupe Ems-Chemie, dans les Grisons.

L’homme de 78 ans - qui était déjà un très riche industriel lorsqu’il est entré en politique - a utilisé l’argent de sa société Ems-Chemie pour mener son parti au succès. Comme Silvio Berlusconi en Italie, Blocher a créé un empire économique qui a également servi de véhicule au financement de son parti. Sa stratégie pour se constituer une fortune personnelle estimée à deux ou trois milliards de francs suisses (entre 1,8 et 2,7 milliards d’euros) est simple : démanteler des groupes [...] ou en prendre le contrôle par surprise.
La carrière de Blocher peut être découpée en trois phases : d’abord dans les affaires ; puis en politique ; enfin comme magnat de la presse. À la fin de cette dernière étape, l’homme s’est servi de divers titres de journaux qu’il avait acquis au fil des années, lui-même ou par le biais de ses proches, pour déplacer le débat public toujours plus vers la droite.


Carrière professionnelle
En 1983, le patron de l'entreprise Ems-Chemie meurt. En tant que nouveau gérant, Blocher conseille à la famille de Werner Oswald de vendre l'entreprise. Il conduit lui-même les négociations — une seule société se montre intéressée par le rachat de l'entreprise et elle entend supprimer plus de 800 emplois sur 1 100 — et présente rapidement un mystérieux acheteur. La famille vend finalement l'entreprise (pour une vingtaine de millions de francs suisses) à l'inconnu fortuné, qui se trouve être en réalité Christoph Blocher lui-même.

En tant qu'homme d'affaires, sa stratégie consiste à démanteler des groupes, tels que le producteur d'aluminium Alusuisse, ou en prendre le contrôle par surprise, ce qui lui permet d'empocher des milliards d'euros.
Il vend en 2003 les actions de l'entreprise à ses quatre enfants. Sa fille aînée, Magdalena Martullo-Blocher, en reprend la direction. Le magazine Bilanz estime la fortune de la famille Blocher à un montant situé entre dix et onze milliards de francs suisses – soit neuf à dix milliards d'euros, ce qui la situe parmi les dix familles les plus riches de Suisse.


Politique
Au temps de l’apartheid, Blocher était, avec de nombreux milieux économiques il est vrai, l’un des défenseurs efficaces du racisme d’Etat, grâce à l’association Arbeitsgruppe Südliches Afrika (ASA) qu’il animait. Le Bulletin de l’ASA soutenait même les lois sud-africaines punissant de sept ans de prison les relations sexuelles entre personnes de «races différentes».
Par son nationalisme étroit (alors même qu’il est bien placé, avec sa firme EMS-Chemie, pour savoir combien la Suisse dépend de l’étranger), par ses campagnes haineuses contre les réfugiés, [...] par ses allusions xénophobes, par son mépris de tout ce qui est étranger, international ou européen, par son agitation contre toutes les autorités fédérales, y compris contre le Tribunal fédéral (coupable d’avoir constaté que les naturalisations par le peuple peuvent conduire à l’arbitraire), Blocher s’est définitivement disqualifié pour gouverner la Suisse. 



Activités dans le secteur médiatique
En 2014, Blocher achète des actions du journal Basler Zeitung, puis rachète le journal gratuit Zehnder. Selon certains de ses détracteurs, son influence dans les médias lui a permis de contribuer à déplacer le débat public toujours plus vers la droite. Ses opposants lui reprochent d'utiliser ses titres de presse pour servir ses ambitions politiques au détriment de l'information du public[réf. souhaitée].

Le 17 avril 2018, la Zeitungshaus (entreprise de presse dont Christoph Blocher est copropriétaire) annonce sa volonté d'acquérir plusieurs titres romands locaux, dont le GHI (Genève) et Lausanne cités. Ces projets d'acquisitions interviennent dans le cade d'un échange entre les deux grands groupes de presse suisse (Tamedia et Zeitungshaus) puisque le Basler Zeitung passerait de son côté au main de Tamedia, permettant aux deux entreprises de renforcer leurs positions respectives. 
Côté lausannois ou genevois, plusieurs élus (notamment de gauche) critiquent l'arrivée du politicien zurichois dans le paysage médiatique local. Ils craignent une politisation des journaux locaux, une perte de diversité dans l'information locale ou s'inquiètent des difficultés économiques rencontrées par ce secteur. 
À l'opposé, d'autres estiment que ces acquisitions s'inscrivent dans la stratégie d'investissements dans le secteur médiatique qu'a toujours suivie Christoph Blocher et permettent de renforcer financièrement ces titres de presse. 
Plus généralement, ces transactions sont une surprise puisque Christoph Blocher déclarait 6 mois plus tôt qu'il ne souhaitait pas investir dans la presse romande et que cela serait une erreur stratégique. Fin mai, le propriétaire des deux quotidiens Lausanne Cités et GHI, Jean-Marie Fleury, annonce qu'il exerce son droit de préemption en rachetant directement à Tamedia ses actions. Cette opération empêche la Zeitungshaus et Christoph Blocher de prendre possession de ces titres.

Il est également vidéaste web avec sa chaîne TeleBlocher.


Magdalena Blocher
Elle étudie à l'Université de Saint-Gall (HSG), où elle obtient une licence en économie d'entreprise. Elle est chef de produit chez Johnson & Johnson de 1994 à 1996, puis responsable marketing chez Rivella AG jusqu'en 2000.
En janvier 2001, elle entre au sein du groupe Ems. En août de la même année, elle en intègre le conseil d'administration. En 2002, elle en devient la vice-présidente. Lorsque son père est élu au Conseil fédéral, elle intègre l'entreprise Ems-Chemie. Depuis 2004, elle est l’actionnaire majoritaire et la directrice générale du groupe


Markus Blocher
Il est docteur en chimie de l'EPFZ et directeur et actionnaire majoritaire de l'entreprise pharmaceutique Dottikon ES, ancienne filiale d'Ems-Chemie devenue indépendante en 2005. 


Elle est ingénieure en denrées alimentaires, mariée à Matthias Baumann (directeur de l'entreprise d'ameublement Pfister). Elle est propriétaire de Läckerli Huus depuis 2006.


La benjamine, elle est économiste de formation, directrice de la société financière Robinvest, présidée par son père, et présidente du conseil d'administration du groupe de presse qui publie la Basler Zeitung.




Les Blocher se sont enrichis de 3,8 milliards de francs cette année, selon la «SonntagsZeitung». Tout ça «grâce» à la pandémie de coronavirus.
Ainsi, est-il expliqué, Ems-Chemie est l’une des rares entreprises à prendre de la valeur pendant cette période de crise sanitaire. Dirigée par la conseillère nationale et fille de Christoph Blocher Magdalena Martullo-Blocher elle vaut aujourd’hui 19,5 milliards de francs suisses. La hausse est de 30% depuis le début de l’année, soit 3 milliards de francs supplémentaires.
La raison? Ems commercialise tout une série de produits liés à l’épidémie, comme des masques, lunettes de protection, appareils de ventilation ou encore des flacons liés à des tests.

À ces trois milliards il faut ajouter 320 millions de francs supplémentaires touchés sous forme de dividendes par des membres de la famille Blocher, a calculé le journal dominical alémanique.

De son côté le fournisseur pharmaceutique Dottikon SE est nettement plus petit qu’Ems-Chemie. Mais cette entreprise dirigée par le fils de Christoph Blocher Markus Blocher se porte également à merveille. Depuis le début de l’année sa valeur a grossi d’au moins 425 millions de francs. Là aussi cette société est florissante en partie grâce à l’épidémie avec des ventes de précurseurs de médicaments liés au virus.

3 milliards, 320 millions et 425 millions: l’enrichissement familial dépasse donc 3,7 milliards de francs – la «SonntagsZeitung» a arrondi à 3,8 milliards. Il est encore précisé que Christoph Blocher lui-même n’est qu’un «petit actionnaire» d’EMS Ems-Chemie. Et du côté de Dottikon c’est Markus Blocher qui est l’actionnaire majoritaire: il détient 71% des titres.




source:







mardi 15 mars 2022

Voyage en Corse: Affaire Claude Erignac - Yvan Colonna, en passant par des éléments troublants



D'abord l'emblème du pays: la tête de maure


Adopté en 1755 par Pascal Paoli (voir plus bas comment cet illustre personnage changea la face de la Corse ...) comme emblème de la Corse, l'origine de la tête de Maure est l'objet de discussions chez les historiens. À l'époque où l'emblème fut adopté, il était considéré que la tête était celle d'un Sarrasin du nom de Mansour Ben Ismaïl, suivant la légende rapportée dans les Légendes du pays corse [...].

source:



Connaître un peu la Corse - b
rassage culturel:



Ils auraient débarqué, fuyant les persécutions dont ils ont été victimes aux quatre coins de la Méditerranée. Entre l’an 800 et le XVIIIe siècle, c’est par dizaines de milliers qu’ils auraient trouvé refuge dans l’intérieur des terres, notamment dans l’Alta Rocca, dont Levie « la bien nommée » garde encore le souvenir de leur passage.

Village de Levie en Corse-du-Sud

Ils auraient laissé également leur trace dans des patronymes connus comme Giacobbi, Simeoni, Zuccarelli ou Padovani. L’histoire du peuple juif, éternel errant, ayant également essaimé en Corse, est belle et régulièrement reprise.
‘‘Vous êtes juif ?’’ C’est sans doute au moment des élections, lors des joutes et débats entre candidats, que beaucoup se plaisent à asséner une contre-vérité qui a la vie dure. Des noms de famille corses seraient directement issus de racines hébraïques. « Giacobbi, Simeoni et Zuccarelli sont issus des prénoms Jacob, Simon et Zacaria » [...] Comme le fait que les Padovani, nombreux en Corse, descendraient de juifs ayant fui la répression du ghetto de Padoue de 1684 pour venir s’installer en Corse. Ils auraient alors été baptisés ‘‘Padovani’’ pour rappeler leur origine. 

Entre l'an 1590 et l'an 1684, les juifs ashkénazes de Padoue sont obligés de vivre dans un ghetto depuis 1516. 
Cette période est marquée par de multiples violences contre la communauté juive et une grande partie d'entre elle aurait décidé après ces désastreux événements d'émigrer en CorseUn mythe persistant veut que les habitants les nommèrent Padovani, ce qui signifie : venus de Padoue.

Didier Long (1), théologien, corse et marrane (2), livre une exploration érudite de la présence juive dans l’île, à travers son ouvrage "Mémoires juives de Corse". Enfant adoré par sa grand-mère, corse et chrétienne convaincue, adolescent athée jusqu’à 16 ans, ordonné moine à 20 ans, l’auteur de cet ouvrage se découvre peu après comme « un marrane, un de ces anciens juifs convertis au christianisme… » Il se lance alors « sur les traces de la mémoire juive en Corse ».
D’où le récit passionnant de son cheminement le long de milliers de pages d’archives historiques et de livres savants. Première clé utilisée, « la généalogie des noms de famille de (ma) grand-mère » et des Giacobbi, Zuccarelli, Simeoni ou autres Morelli, patronymes tous issus selon lui d’une « judéité revendiquée ». On relève aussi d'autres noms tels que Bardini, Bueno, Antonelli, Ferrer, Guespin, Lameta, Cristiani, Casanova, Colonna, Costa, Moscato, Rossi, Ventura. Ces nombreux patronymes parfois très anciens en Corse apparaissaient parmi les noms juifs répertoriés en Italie du Nord : les Angelini, Bianchi, Bianchini (Biancarelli en langue corse), Colombo (Devenu Colombini, Colombani en Corse), Falco, Falcone, (devenu Forconi en Corse du sud), Gentili, Guglielmi, Leoni, Marchetti, Mariani, Marini, Massa, Morelli, Olivetti, Paoli, Poggio/Pogioli (« petite montagne » noms trés répandu en Ligurie et en Lombardie), Polacci (polonais), Quercioli, Raffaelli, Rocca, Romano/ Romani, Rosselli, Sanguinetti, Serra, Susini (Susani, Susin en italie), Torre, Ventura, Vitale, Vitali, Zanotti… sont bien connus en Corse. Massa (comme Petro Massa) le reconstucteur de Porto-Vecchion en 1569, est un patronyme porté en Corse et par des familles juives en Italie du nord. Il apparaît sous la forme Mazza en Calabre. Des patronymes juifs liés à des villes comme Pisa, Parma, Parmero, comme celui de son compère Giacobo Parmero sont courants en Italie. Les Foa (qui signifie « foi » ou « Foy ») , Foata, les Figari bien connus en Corse apparaissent dans les archives de Gêne. 
Sanguinetti est le nom d’une puissante famille de banquiers du XVIIIème siècle dont une rue du Ghetto de Modène porte encore le nom. Abraham et Aaron Sanguinetti sont membres de la corporation des filatures de soie de Modène en 1750. Moisè Sanguinetti est un des chefs de la communauté à l’époque.
Certains noms sont des italianisations directes de l’hébreu comme les Mochi (« intelligent » en hébreu) qu’on trouve chez les juifs du Liban (voir au dessus et ici), les Guidici, Del Giudice, un nom de famille juive bien connu en Calabre. Les Giudici sont les Dayanim (juges), les Gentile sont les gentils, c’est à dire les non-juifs pour un juif.Le nom Cervi courant en Italie du nord et dans le village de Lévie en Alta Rocca désigne un cerf, ll est peut-être la traduction de l’hébreu Nephtali classique dans le judaïsme italien. Les Sansoni, Sansonetti, se réfèrent au Samson biblique tout comme les Giacobbi ou Simenoni. Les Pace ou Pacifici  (un nom juif d’Italie de Livourne) ou Pacini répandus dans le su de la Corse peuvent être la traduction de Shalom mais aussi les paceri (hommes de paix) institués par la Constitution de Paoli en 1755 qui faisaient la paix entre les famille lors des vendettas… Santelli, Santoni peuvent avoir une origine juive (qadosh, sanctifié), c’est  aussi le prénom Santo (saint) répandu dans le Lazio et en Calabre, mais le judaïsme hésite  à « sanctifier » autre chose que D… mais des annoussim s’appellent bien Kadouch et des juifs italiens s’appellent bien Evangelisti…Les Moro, Mori, Moretti ce sont les bruns mais aussi des patronymes juifs d’Italie bien connus.
Certains noms très répandus en Corse comme celui des Memmi qu’on retrouve à Tunis, probablement d’origine livournaise, proviennent directement d’Espagne : Le grand rabbin Shimon Meimi originaire de Ségovie fut torturé à mort à Lisbonne en 1497 avec toute sa famille car il refusa la conversion que lui proposait le roi Manuel, alors qu’il était enfermé avec 10 000 autres juifs sans nourriture et sans eau et que seuls 40 résistèrent. Samul Usque, en accord avec les sources chrétiennes, raconte que les juifs furent trainés par les cheveux et la barbe dans les églises pour être oints d’eau et baptisées de force. Certains se suicidèrent en se jetant par les fenêtres de l’édifice des Estaus ou en se jetant dans des puits. Memmi signifie « mon fils » en langue berbère.
Parfois le nom est un prénom comme Donat. Un nom de famille très répandu en Corse comme les Donati est aussi très répandu dans la communauté juive de Modène où l’on trouve un Donato Donati né à Bolzano en 1550, marchand et blanchisseur, fils de Samuel Donati et frère d’Abraham Donati de Vérone. La tombe de la famille se trouve au cimetière israélite de Modène.
A l’exception des noms judéo-espagnols terminés en ES et en EZ (Alvarez, Diaz, Dominguez, Fernandez, Gomez, Gonzalez, Hernandez, Lopes, Lopez, Rodriguez, Sanchez,  …) typiques des réfugiés de la péninsule ibérique et absents en Corse présents dans les communauté italiennes, on trouve de trop nombreux noms du judaïsme italien pour ne pas soupçonner une immigration juive en Corse à la fin du Moyen-Age au moment de l’exil des sefardim d’Espagne.

Voilà de quoi surprendre aujourd’hui nombre de Corses ; comme le fera aussi l’origine juive de coutumes (le cédrat offert à l’automne ou le cacavellu à Pâques) et de noms de maints villages ou lieux-dits (Casalabriva – la maison de l’Hébreu, ou le pont d’Abra, diminutif d’Abraham).
Bien d’autres clés furent nécessaires à Didier Long pour retracer l’histoire de la présence des juifs en Corse, de l’accueil qu’ils reçurent et des rôles qu’ils y tinrent au fil des siècles. Du XVe siècle à nos jours, il nous en fait partager les différentes étapes. Avant tout avec la rigueur de l’historien-chercheur [...]. Puis celle du journaliste « d’investigation » qui révélera à beaucoup le trafic d’armes facilité en 1948 par… le ministre de l’Intérieur, Jules Moch, avec la complicité des caïds du « milieu » corso-marseillais et toléré par le sinistre Papon alors préfet de Corse, pour soutenir la formation de l’État d’Israël. [...]

La plus importante vague d'immigration juive qu'ait connue la Corse se situe entre les années 1750 et 1769 [...]. Le 26 juin 1760, le général de Corse, Pasquale Paoli écrit au fils de Domenicu Rivarola, consul du Piémont à Livourne : « si les juifs voulaient s’établir parmi nous, nous leur accorderions la naturalisation et les privilèges pour se gouverner avec leurs propres lois, parlez–en à quelque rabbin accrédité » [...]. Ainsi, Paoli fit venir en Corse entre 5000 et 10000 Juifs du nord de l'Italie, (les chiffres varient selon les sources) de Milan, de Turin ainsi que de Gènes pour revitaliser l’île suite à 400 ans d'occupation génoise. Alors qu'auparavant, seuls les marins napolitains et autres pêchaient le corail, Paoli autorise les Juifs de Livourne à le pêcher sur les côtes corses en 1767, occasion pour lui de développer l'économie portuaire et commerciale de la Corse.
Le climat de tolérance a favorisé un grand nombre de mariages mixtes, ce qui a conduit à l'assimilation presque totale des juifs aux chrétiens.

(1)Moine bénédictin pendant dix ans, redevenu laïc, Didier Long a d'abord travaillé sur les origines juives du premier christianisme et son développement juif dont il est un spécialiste. De formation universitaire en théologie et philosophie, disciple du Rav Haïm Harboun, Didier Long devenu frère Marc, est devenu Meïr en rejoignant la tradition juive séfarade de stricte observance.
Ancien consultant McKinsey, cosmopolite, il dirige depuis 18 ans une entreprise spécialisée en stratégie Internet dont il est un expert : Kea-Euclyd. Marié à Rachel, il est le père de quatre enfants.
(son blog : www.didierlong.com)

(2) Juif officiellement converti au catholicisme, mais qui continuait à pratiquer le judaïsme en secret.

sources:


Connaître un peu la Corse - climat politique, économie, social etc:







Faits, Dates clés, et Eléments méritant attention:
  • En 1959,  aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywood devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. [...].
  • En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse Marie-Dominique Culioli, la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.
  • En 1983, Sarkozy est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque. [...] A la mort de Peretti en 1983, Sarkozy doit d’abord mener la campagne pour Pasqua successeur désigné de Peretti, finalement Pasqua se désiste et Nicolas succède à Peretti à la tête de la mairie de Neuilly à seulement 28 ans.
  • Jean-Hugues Colonna né le 31 mai 1934 à Cargèse (Corse) est un homme politique et ancien député socialiste (PS). Il est le père d'Yvan Colonna. Il a été professeur d'éducation physique et sportive. Muté à Nice en 1975, il devient secrétaire de la Fédération des Alpes-Maritimes du Parti socialiste [...]. Le 21 juin 1981 il est élu député dans la troisième circonscription des Alpes-Maritimes et devient conseiller pour les affaires corses auprès de Gaston Defferre au ministère de l'intérieur.
  • En juin 1988, Jean-Hugues Colonna est réelu sur le scrutin de liste des Alpes-Maritimes aux législatives de 1986, il est battu au second tour par le candidat RPR Christian Estrosi aux élections de juin 1988. Ce même mois, il porte plainte pour un sabotage de l’essieu de son véhicule ayant provoqué un accident. Jean-Hugues a été l’objet de diverses opérations hostiles de la part de ses “amis” politiques, y compris d’incroyables dénonciations au fisc.
  • Yvan Colonna est né le 7 avril 1960 à Ajaccio. En 1975, toute sa famille s'installe à Nice où Jean-Hugues Colonna, son père, alors enseignant d'éducation physique, a été muté. Après un baccalauréat D, Yvan Colonna entame des études pour devenir professeur d'éducation physique et sportive. Il les abandonne en 1981 et retourne en Corse après avoir effectué son service militaire dans la brigade de sapeurs-pompiers de Paris. Il s'installe alors à Cargèse, où il se lance dans l'élevage de chèvres. Il milite dans des mouvements nationalistes proches du Front de libération nationale corse (FLNC).
  • Le 12 septembre 1983, le glacier de Sagone (famille Geronimi) est victime d’un « paquet », un attentat à l’explosif. L’action n’a jamais été revendiquée. Deux jours après l’explosion, les gendarmes sont mis sur une piste par un renseignement anonyme. En substance : « Allez fouiller chez les Colonna. » La maréchaussée effectue une perquisition dans la propriété. Les militaires extirpent du puits un petit arsenal.
  • Dans les années 1990, lors de l'éclatement du mouvement FLNC entre Canal historique et Canal habituel, Yvan Colonna semble prendre du recul par rapport à la mouvance nationaliste.
  • En 1995, Pierre Sarkozy, avec Yvan Colonna, a parcouru l’Amérique Latine.
  • Le 6 février 1998, le préfet Claude Érignac est assassiné à Ajaccio.
  • Le 8 avril 1998, Jean-Hugues Colonna (père d'Yvan) est nommé chevalier de la Légion d'honneur.
  • Le 28 mai 1998, Jean-Hugues Colonna et sa femme écrivirent une lettre de demande de pardon, à destination de Mme Érignac.
  • Trois témoins oculaires sont tous formels : "Ce n’est pas Yvan Colonna, le tireur était grand 1m80 et plus, blond et sportif" (tiens on dirait la description d’un barbouze des services spéciaux : grand, sportif avec chaussures de sport, calme et déterminé) ! La témoin qui a vu à 4 mètres le tireur se demande pourquoi on accuse un homme bien plus petit… Il y a eu plusieurs témoignages concordants enregistrés séparément après l’arrestation de Colonna en 2003 qui le localisaient à 45 kilomètres du lieu au moment du meurtre. Ces témoins ont été menacés d’arrestation s’ils ne se rétractaient pas. J’ai eu de gros soucis à partir de ce moment, explique Marie-Ange Contart, témoin principale. Les policiers sont devenus agressifs, mon appartement a été visité, j’ai été suivie, mise sur écoute… ».
  • La police a reconnu avoir procédé à des filatures, surveillances et écoutes téléphoniques de Colonna pendant plusieurs mois entre le meurtre d’Erignac et l’arrestation du « commando ». S’il n’existe aucune trace de cette surveillance dans le dossier de l’instruction, c’est, comme l’ont reconnu deux flics haut placés lors de la commission d’enquête parlementaire sur le fonctionnement de la police en Corse, parce qu’il n’y avait eu aucun comportement ni contact suspect impliquant Colonna et qu’il avait simplement des relations amicales avec certains membres du commando.
  • Dans la nuit du 21 et 22 mai 1999, la DNAT et le SRPJ d'Ajaccio interpellent, sous l'objectif des caméras, Didier Maranelli, Pierre Alessandri, Alain Ferrandi, Marcel Istria et les conjointes des trois premiers, et les transfèrent à Paris. Lors des auditions, Maranelli prétend qu'il était à la chasse au moment des faits, mais il est confondu par les appels téléphoniques qui prouvent sa présence à Ajaccio le soir de l'assassinat. En confirmant les déclarations de sa compagne, le 23 mai, il finit par reconnaître qu'il a guetté la sortie du préfet devant la préfecture. Il livre alors les noms de trois autres membres du commando et désigne Yvan Colonna, berger et militant nationaliste, comme le tueur du préfet.
  • Le mardi 26 août 2003, Marc Simeoni, un des fils d’Edmond Simeoni, figure historique de l'autonomisme corse, est arrêté dans le cadre de l’enquête sur les complicités dont aurait bénéficié Yvan Colonna dans sa cavale.
  • Gilles Simeoni frère de Marc est un des conseils emblématiques (avocats) d'Yvan Colonna et fait partie des 30 avocats les plus puissants de France pour l'année 2010 selon le magazine GQ. Gilles est l'un des fils d'Edmond Simeoni et le neveu de l'ex-député européen Max Simeoni. Il a trois enfants et se décrit comme croyant non pratiquant.
  • Edmond Simeoni est un homme politique français, né le 6 août 1934 à Corte en Corse. Fils de Ferdinand Simeoni, maire de Lozzi, Edmond Simeoni passe son enfance dans le centre de l'île, à Francardu (commune d’Omessa). Médecin il se spécialise en gastro-entérologie et s'installe à Bastia en 1965. À 20 ans pendant ses études de médecine à Marseille, il rencontre Lucie Billaudelle, Corse d'adoption, d'origine juive alsacienne et polonaise, qu'il épouse. Ils ont ensuite deux enfants — Marc et Gilles Simeoni. Edmond Simeoni voue son existence à la Corse. Il est considéré comme l'un des « pères » du nationalisme corse, avec ses frères Max (également médecin et homme politique, fondateur de l'Union du peuple corse) et Roland Simeoni. 
  • Il ne l'évoque que rarement, mais Nicolas Sarkozy a une terre d'adoption envers laquelle il éprouve une réelle gratitude. En Corse, il s'est fabriqué une partie de ses racines. En effet, la première épouse de Nicolas Sarkosy fut Marie-Dominique Culioli. Elle est l'une des deux filles de Rose et Henri Culioli, pharmacien du village de Vico, situé au-dessus de Sagone, (Corse-du-Sud). Cette famille de notables respectés reprendra plus tard une pharmacie en région parisienne. La maison construite par sa belle-famille, sur la plage de Sagone, une grande villa surnommée Ros'Hen, pour Rose et Henri, ses beaux-parents, fut une scène idéale pour saisir les entrelacs de la communauté corse. Elle a abrité un temps, en sous-sol, une boîte de nuit fréquentée par la jeunesse locale. Jeannot Biancarelli, l'oncle de Marie-Dominique Culioli, qui s'occupait du lieu, avait déjà géré une boîte à Paris, La Dame blanche, à Pigalle. Connu des services de police, cet oncle s'était rangé des voitures et faisait régner l'ordre dans l'établissement. Un autre oncle, haut en couleur, souvent tout de blanc vêtu, amateur de chaussures bicolores, Jean-Baptiste Culioli, croupier en Suisse, aimait faire irruption dans la boîte de nuit familiale en offrant le champagne à l'assistance. L'établissement sera finalement fermé par la préfecture à la suite d'un coup de feu reçu par un Marseillais. Ne subsisteront que les soirées privées.
  • À titre personnel, les familles Colonna et Culioli-Sarkozy, notamment leurs enfants, se sont souvent côtoyées. Jean Sarkosy (fils cadet de Nicolas Sarkosy et Marie-Dominique Culioli) connaîtrait très bien Yvan Colonna. Pierre et Jean Sarkozy participaient aux tournois de foot organisés par Yvan Colonna, l’été à Sagone. Ils y retrouvaient aussi le fils d’Yvan Colonna, Jean-Baptiste. Et même après le début de la cavale d’Yvan Colonna, Jean Sarkosy, encore adolescent, continuait de fréquenter le fils de l’homme le plus recherché par toutes les polices de France. Le biographe Jean-Marc Philibert raconte ainsi : Pierre Sarkozy aurait même suivi un stage « de berger » chez un des associés d'Yvan » avant de poursuivre : « Les jeunes se rejoignent ensuite à la terrasse de Dolci, le glacier-pâtissier installé juste en face de la villa Ros’Hen. Le patron, Pierre Geronimi, n’est autre que le fils du boulanger de Vico avec qui Nicolas Sarkozy partait en tournée. Le fils de Geronimi est aussi le compagnon de Christine, la soeur d’Yvan Colonna. Tout le monde se connaît et se fréquente. Un véritable concentré de la complexité insulaire ».
  • En 2003, le fils Sarkozy passe l’été en Corse à garder les moutons de la famille de l’indépendantiste corse Yvan Colonna. Surprenant.
  • Le 4 juillet 2003, Le jour de l’arrestation d'Yvan Colonna, Nicolas Sarkozy, qui était alors ministre de l’Intérieur, aurait discrètement rapatrié son ex-femme et leurs fils sur le continent « en pleine nuit par avion spécial » rapporte le biographe Jean-Marc Philibert.
  • Le 2 mars 2022, Yvan Colonna, seul dans la salle de sports de son établissement pénitentiaire d'Arles, est violemment agressé durant huit minutes par Franck Elong Abé, un codétenu chargé de l'entretien de la salle. [...] Après l'agression, Yvan Colonna est conduit en urgence à l'hôpital d'Arles, avant d’être transféré à l'hôpital nord à Marseille, dans un état grave à la suite d'une longue strangulation et étouffement réalisé avec des sacs en plastique et des serviettes. Initialement annoncé comme mort, puis en état de mort cérébrale, il est, selon l'un de ses avocats, en coma post-anoxique [...].
sources:



Qui aurait tué le préfet Erignac ?

"Les promoteurs de ce "projet" évoluent dans le monde des affaires et du pétrole à Paris, en Corse et en Afrique" - Francois Santoni.



sources:



Point de vue similaire quant à l'assassin du préfet Erignac:

"D’après Thierry Meyssan, le préfet Erignac aurait été tué par un tueur à gage, exfiltré vers l’Angola ; une histoire avec Elf, les réseaux mafieux de la Françafrique liés à Pasqua, etc. dont Erignac aurait fait partie.
Colonna et Sarkozy n’ont que 5 ans d’écart et se connaissent au moins de vue car la première épouse de Sarko était elle-même corse. Colonna doit savoir des choses, d’où son silence ; sans doute l’Etat a peur qu’il balance, donc on manipule un barbu pour qu’il fasse le sale boulot. Mais contre toute attente, la colère n’est pas dirigée contre les islamistes mais contre l’Etat lui-même".


source:



Autre point de vue:

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Sur Erignac:

A peine nommé préfet en Corse, il écrit : 
"J’ai donc été pris au piège subtil tendu par quelques-uns, pas très nombreux et que je pense indentifier clairement (...) Le piège est quasi imparable pour un préfet [...].
Que répondre, sauf à courir le risque bien réel d’une disgrâce, d’une mise hors cadre ou d’une stagnation. [...] Nous partons donc. Je m’accroche à l’idée que cela peut être pour 18 mois seulement, moyenne approximative de mes prédécesseurs. Et je vais m’efforcer de tenir chronique régulière de cette aventure, mission impossible pour la première fois de ma vie professionnelle".

Questions:
Le préfet Erignac, prêt à refuser de suivre les autorités politico-mafieuses qui l’ont nommées à ce poste, Debré-Sarkozy, a-t-il pu se mettre en travers des volontés de ce clan ? Pourquoi s’est-il opposé au rachat de la caserne Montlaur par la la mafia ? Pourquoi s’était-il opposé à d’autres projets de cette mafia comme celui d’un aérodrome qui aurait pu servir de base pour un transport d’armes et drogue sur les iles Lavezzi ? Pourquoi s’est-il mis en travers du réseau d’influences relatif aux hydrocarbures, au sang, aux télécommunications, aux transferts d’argent, aux affaires immobilières que projetait ce clan ? On ne le saura pas puisque tout a été soigneusement effacé…

Alain Laville, journaliste à Nice-Matin révèle par exemple toute une série d’affaires, qu’il a découvertes notamment dans l’autobiographie d’Erignac dont on n’a retrouvé que trois pages, et dans lesquelles Erignac était un gêneur face à cette mafia : « la mafia à Cavallo, les curiosités des affairistes locaux, les réseaux Pasqua… » Tiens, encore Pasqua !

Claude Erignac est devenu l’homme qui en savait trop sur la mafia franco-corse, cela est certain. Il a mêlé dans la même enveloppe, enfermée dans son coffre, la note Bougrier (dont Claude Guéant a eu un exemplaire [...]), qui comme l’enquête a pu le prouver, a déclenché, le processus de l’assassinat. Elle est là, l’affaire d’ETAT, dans la disparition de ces pages, écrites de la main du préfet, et dont l’ETAT ne peut nier l’existence, tant les témoignages sont concordants. Ce texte existe et une photocopie aussi.
Madame veuve Dominique Erignac ajoute au procès-verbal qu’elle est très préoccupée et même inquiète de ne pas retrouver toutes ces notes de son époux. Elle ajoute un détail troublant, elle a été étonnée que pratiquement tout ce que l’on a retrouvé dans le bureau de son mari, concerne la période située avant le mois de juillet 1997. En dehors d’une note concernant le mois de novembre 1997, on n’a retrouvé aucun manuscrit.
Pourquoi aussi l’épais "journal" du préfet assassiné, où se trouvait probablement consignée une somme d’informations ultrasensibles, a-t-il disparu ? Qu’a donc écrit le préfet de si brûlant, de si gênant, de si confidentiel entre juillet 1997 et février 1998, de si dangereux pour la mafia corso-continentale ? 

Le mobile du crime pourrait être lié aux fonctions antérieures d’Érignac, càd responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération (gouvernement RPR-gaulliste), réseaux incluant les activités de la société Elf. 
A noter que la caisse noire du parti gaulliste destinée à financer campagnes électorales et autres, était cachée dans la double comptabilité de la société pétrolière Elf. Selon certaines sources, le préfet aurait été abattu par un tueur à gage du nom d’Igor Pecatte exfiltré vers l’Angola où il fut par la suite engagé par le groupe Elf.
Les responsable de cette machinerie s'arrangèrent pour faire porter le chapeau à des nationalistes corses un peu paumées, des jeunes déboussolés qu’on a utilisé pour camoufler le vrai crime.

sources:



Qui est l'agresseur présumé d'Yvan Colonna ?
Curieusement, c'est la presse israélienne qui dès 2015 sort un article sur le passé de ce présumé agresseur :


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