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samedi 28 mars 2026

Suisse: Incendie Crans-Montana, un mécène proxénète ? un parent de victime également proxénète ?






Un mécène proxénète ? 

Jacques Moretti en a-t-il fini avec son passé trouble ? Non, il n'a jamais vraiment tourné la page de son passé dans le marché du sexe [...]. Selon une enquête de la RTS, un homme suisse très actif dans le milieu de la prostitution figure parmi les soutiens financiers du couple Jacques et Jessica Moretti.
L’homme affirme avoir prêté environ 50 000 francs (soit près de 55 000 euros) aux Moretti pour ouvrir le Bar Constellation. Cette somme s’inscrivait dans un tour de table qu’il évalue à plus de 300 000 francs (329 000 euros), bouclé grâce aux contributions de la famille et des amis du couple. L’homme était d’ailleurs présent à l’inauguration du lieu en décembre 2015.


Une rencontre au début des années 2000
Les deux hommes se rencontrent au début des années 2000. Jacques Moretti est alors âgé de moins de 30 ans et il vient d’arriver de Corse pour gérer un bar à La Clusaz. Il recrute des prostituées pour les faire travailler dans un salon de massage au quartier des Acacias, à Genève, ainsi que dans d’autres établissements, certains gérés notamment par ce futur mécène.

En 2008, une enquête des autorités françaises débouche sur la condamnation de Jacques Moretti et d’autres complices pour "proxénétisme aggravé" devant le tribunal d’Annecy la même année. Celui qui deviendra un généreux donateur échappe aux poursuites, notamment parce qu’il n’aurait pas recruté en France. Cependant, il est cité dans le jugement comme un des "proxénètes suisses" de l’affaire.


Un soutien de longue date
Depuis, le lien entre les deux hommes ne se serait jamais rompu. Après sa condamnation, Jacques Moretti est retourné en Corse, où il a transformé une discothèque de Bonifacio en bar à strip-tease, avant de revenir en Suisse au début des années 2010. C’est son ancien collègue, "proxénète", qui lui aurait trouvé un domicile sur la Riviera vaudoise avant de le présenter à différents intermédiaires pour développer de nouvelles affaires.
Selon la RTS, Jacques Moretti a par la suite ouvert un cabinet de blanchiment dentaire à Lausanne, sans grand succès. 

Qui est cet homme de soutien ?
Gilles est une figure du milieu de la prostitution en Suisse romande. Plusieurs fois rattrapé par la justice, notamment pour usure au détriment de prostituées sans papiers, l'intéressé a géré plusieurs salons de massage. Il est également connu pour avoir créé le premier site web romand du sexe tarifé au début des années 2000. C'est à cette période qu'il croise la route de Jacques Moretti.

Après le drame du Constellation, l’homme aurait alors immédiatement contacté Jessica Moretti pour lui proposer de contribuer au paiement des cautions, sans que cela ne se fasse. Sollicités par nos confrères, les avocats du couple refusent de s’exprimer à ce sujet.



Les parents de victimes

Voici quelques mères de victimes de l'incendie ... :

Laetitia Brodard
(mère d'Arthur Brodard)

Vinciane Stucky
(Mère de Trystan Pidoux)
 









Un parent de victime proxénète ?

Voici Christian Pidoux père de la victime Trystan Pidoux:




Qui est Christian Pidoux ?
Bien connu des Suisses romands, voici son parcours:

48 ans,  fils d'un ancien ministre du Canton de Vaud. Accusé d'abus sexuels par 14 mineurs. Fêtes, coke, prostitution, emprise. Le "papa" surpris en flagrant délit.

Les fêtes à Vevey (VD), les fêtes dans le chalet de Vercorin (VS), la mise à disposition d’alcool et de drogue (shit, ecstasy, cocaïne), les jeux de société, les gages déshabillés, les jours et les nuits de débauche, les jacuzzis en string, la coke sniffée y compris sur les fesses de l’une ou l’autre copine de détresse, les attouchements, les relations sexuelles monnayées, les coucheries… Tous les témoignages se recoupent. Toutes racontent une seule et même histoire qui charge lourdement le prévenu de 48 ans. Ceci d’autant que les preuves égarées durant l’enquête sont des photos et des vidéos où l’on aperçoit même ses propres enfants en arrière-plan. Il en a quatre.

Même confondu, l’homme aux lourds antécédents judiciaires estime qu'il n’a rien fait. Même arrêté en flagrant délit avec une ado de 15 ans dans son lit, alcoolisée et sous THC: «Je croyais qu’elle avait 17 ans. Je ne l’ai pas touchée. La police n’a pas pu établir que j’avais eu des relations sexuelles avec des mineures de moins de 16 ans». Et de répéter: «Elles pouvaient venir chez moi pour consommer leur propre drogue et alcool plutôt que de se faire violer ailleurs. Je ne suis pas un Saint mais les jeunes n’étaient pas en danger chez moi. Même le SPJ (Service de protection de la jeunesse qui l’a dénoncé pour quatre cas) l’a estimé.

Adopté avec son frère Marc, Christian Pidoux est arrivé de Colombie à l'âge de 4 ans. Placé dans plusieurs collèges privés, il y connaissait déjà des problèmes de discipline. Voulant commencer l'Ecole hôtelière, il a fait une petite patente de restaurateur à Crans-Montana. Mais il reste sans formation et n'aura fait que des stages dispersés et quelques petits boulots de sommelier.

En 1993, Christian Pidoux est condamné une première fois à 18 mois avec sursis, pour vols, brigandages et escroquerie. Un an plus tard, le sursis est révoqué par un nouveau jugement à un an ferme pour infraction à la loi sur les stupéfiants. Toutefois, la peine est alors suspendue au profit d'un traitement ambulatoire.

Aujourd'hui, trois expertises psychiatriques concluent à l'existence d'un trouble mental. Christian Pidoux a des traits narcissiques et des tendances psychotiques. Selon l'expert, sa responsabilité est moyennement diminuée. A la suite de carences traumatiques dans la petite enfance, puis affectives par la suite, il cherche à compenser son absence de réussite sociale, il cherche à se valoriser. Il ne présente qu'un espoir «raisonnable» et pourrait à nouveau commettre des délits graves s'il ne subit pas de mesure d'encadrement strict.


Voici les étapes clés de son parcours judiciaire: 
(source: @maisonbois7902, 26/02/2026, YouTube)

1. L'affaire du rapt Lagonico (1998 - 2001)
    • Les faits (décembre 1998) : Christian Pidoux organise l'enlèvement de Stéphane Lagonico, un jeune avocat stagiaire lausannois issu d'une famille aisée. L'objectif était d'obtenir une rançon de 5 millions de francs. Après le versement d'une première tranche de 500 000 francs, l'otage est libéré sain et sauf.
    • L'arrestation (1999) : Après une fuite au Brésil avec ses complices, il est arrêté en janvier 1999 sur la base d'un mandat d'arrêt international.
    • La condamnation (mars 2001) : Le Tribunal correctionnel de Lausanne le condamne à 9 ans de réclusion (une peine ramenée plus tard à 7 ans et demi). Il est reconnu coupable de séquestration, enlèvement, chantage et extorsion. Les juges soulignent à l'époque que le mobile était lié à la cupidité et à une forme de jalousie.
2. Libération conditionnelle et nouvelles infractions (2004 - 2008)
    • Libération (2004) : Christian Pidoux bénéficie d'une libération conditionnelle après avoir purgé les deux tiers de sa peine. Sa période de mise à l'épreuve devait durer jusqu'en 2009.
    • Retour en justice (2008) : En janvier 2008, il comparaît à nouveau devant le Tribunal correctionnel d'Yverdon-les-Bains. Il est accusé de nouveaux délits commis durant sa liberté conditionnelle, notamment des infractions au code de la route et une affaire de contrainte envers un tiers.
    • Révocation et nouvelle peine : Le tribunal estime qu'il n'a pas respecté les conditions de sa libération (notamment le suivi d'un traitement psychiatrique et les rendez-vous avec les autorités de probation). Sa libération conditionnelle est révoquée et il est condamné à une peine globale de 3 ans de prison.
    • L'affaire du chalet de Vercorin (2017 - 2019)
Après ses précédentes condamnations, Christian Pidoux s'était installé en Valais, dans un vaste chalet à Vercorin, qu'il louait. C'est dans ce contexte qu'une nouvelle affaire a éclaté :
    • Les accusations : La justice lui a reproché d'avoir organisé, entre 2017 et 2019, des soirées dans ce chalet impliquant des jeunes filles mineures (parfois âgées de 15 ans) dans un contexte de "débauche".
    • Nature des délits : Il a été prévenu d'actes d'ordre sexuel avec des enfants (mineurs de moins de 16 ans), d'actes d'ordre sexuel avec des personnes dépendantes, ainsi que de fourniture de drogues (cocaïne) et d'alcool à ces mineures.
    • Trafic de stupéfiants : En plus des volets liés aux mœurs, il était accusé d'avoir trafiqué environ 380 grammes de cocaïne.
    • Sa défense : Lors du procès, il a nié en bloc les accusations de pédocriminalité et de deal, affirmant qu'il s'agissait d'une vengeance de la part d'une ex-compagne. Il a toutefois reconnu la consommation de drogue mais a nié en avoir fourni aux mineures.
Verdict et conséquences
En mars 2021, il a été reconnu coupable d'une grande partie des charges, notamment les actes d'ordre sexuel avec des enfants et les infractions à la loi sur les stupéfiants. Son passé de récidiviste (rapt Lagonico, menaces, etc.) a pesé lourdement dans la balance.


sources:


jeudi 31 juillet 2025

L'Eglise Catholique et ses travers: héritage Blanche Laurens




Isabelle Laurens nièce de Blanche Laurence, aujourd'hui conseillée par deux avocats parisiens, Christophe Ayela et Ruth Gabbay, sait qu'elle a entamé un énième bras de fer avec "des procéduriers", "très puissants", "mais c'est mon devoir", souffle-t-elle, "pour que la justice puisse faire son travail". Désignée initialement comme légataire universelle sur les testaments de 2002 et 2003, cette psychologue de 57 ans, elle-même sans enfant, reconnaît avoir "peur" de s'attaquer à l'Église catholique qui a déjà "détruit une famille".

La nièce de Blanche Laurens n'en démord pas : ses proches et elle-même ont été victimes de captation d'héritage sous l'influence de trois personnes liées à l'Église catholique. Un avocat, un notaire et un secrétaire particulier, étrangers au cercle familial, auraient conduit la nonagénaire à modifier son testament au bénéfice des associations diocésaines de Paris et de Gap. 
Isabelle Laurens confirme [...] que tout a été emporté. Photos, bijoux, objets, souvenirs ayant été débarrassés de l'appartement de la défunte, après sa mort, par les nouveaux propriétaires, à savoir les associations diocésaines désignées dans le testament de Blanche. Un testament remis en question par Me Ayela, qui aurait été, selon lui, "dicté" dans un dernier souffle de vie. [...]

Le patrimoine immobilier, comportant principalement 22 appartements bourgeois disséminés dans Paris, était estimé à 17 millions d'euros en 2013, "certainement le double aujourd'hui, ce qui suscite bien évidemment des convoitises", affirme Me Ayela. L'avocat décrit chez la vieille dame en 2012, au moment de la modification du testament, un état de "démence", assorti d’un syndrôme de Diogène, qui la maintenait alitée, la peau sur les os tandis qu'elle était assommée par les médicaments, "c'est clairement de l'abus de faiblesse, elle a été dépossédée de tout, s’indigne Christophe Ayela, quand ces gens rentrent dans la famille, c'est le loup dans la bergerie, ils vous dévorent".
Lorsque France3 la contacte, Isabelle Laurens revient de Ristolas, petit village niché au fond de la vallée du Queyras, où se trouve la maison de son grand-père. "Je me suis dit que peut-être de là-haut, il serait heureux de voir que j'ai rouvert les volets". Cette demeure, considérée comme le "berceau familial" des Laurens, Isabelle a dû payer pour la récupérer. Après des années de bagarre, elle raconte avoir été contrainte de racheter la part de l’association diocésaine de Gap qui en était devenue en partie propriétaire au décès de Blanche. Voilà qui fait du lieu un symbole de sa lutte depuis 20 ans pour que "l'honneur de la famille soit retrouvé".


Origine de la fortune des Laurens
Son grand-père, Marcellin, petit paysan des Alpes parti faire fortune dans le textile en Colombie au milieu du siècle dernier, a bâti l'immense patrimoine familial. Sa fille, Blanche, gérante durant trente ans de la pharmacie Ponsard à Paris avec les parents d'Isabelle, a ainsi hérité, comme ses deux frères, d'un capital monstre. Mais elle n'a pas d'enfant et désigne sa nièce comme héritière dans un premier testament en 2002. Le tissu familial est dépeint comme uni. Tout le monde logeait dans l'immeuble cossu de la rue Edmond-About," je vivais au-dessus de chez ma tante au 5ᵉ, mes parents au 4ᵉ, mon oncle au troisième et moi au 6e", raconte Isabelle, qui a vu débarquer des inconnus dans la vie de Blanche. Au début, elle ne se rend pas compte du va-et-vient tandis que les visiteurs prennent peu à peu le contrôle sur sa tante, "une mainmise totale, à la fois sur son patrimoine, son intimité, sa santé et l'accès à sa famille qu'elle avait de moins en moins". Désemparée, Isabelle n’a pas les clés, trouve systématiquement porte close, son père et son oncle, eux aussi âgés, paniquent. "Ces gens ont mis des rideaux occultant aux fenêtres, pour encore mieux l’isoler, insiste Christophe Ayela, c'est un phénomène d'emprise". Alors, "comme le majordome dans l'affaire Bettencourt", explique l'avocat, Isabelle Laurens se décide, les rares fois où elle le pourra, à faire des photos et à enregistrer des conversations qu'elle produit aujourd’hui dans son dossier.

Décès de Blanche Laurens
Le 7 juin 2012, Blanche Laurens aurait ainsi dicté son dernier testament au sein de l’office notarial d’Albert Collet. Après avoir alerté les services sociaux et médicaux compétents, c'est vers le juge qu'Isabelle et son père Jean finissent par se tourner vers le juge pour demander la mise sous tutelle de Blanche." La vieille dame décédera le 26 janvier 2013 à l'hôpital, juste avant l'audience, expose Me Ayela, sans que la famille soit prévenue de son décès". Il pointe cependant un détail : "en revanche, on retrouve dans le dossier médical hospitalier, la carte de visite de l'avocat de Blanche Laurens présenté comme la personne à prévenir en cas d’urgence ".

Monseigneur Di Falco
Un autre détail troublant vient titiller Isabelle et ses avocats. La fortune de Blanche a été léguée à l’association diocésaine de Paris et de Gap, dont autrefois le médiatique Jean-Michel Di Falco était le dirigeant en 2013. Quatre mois avant la rédaction du dernier testament de Blanche Laurens, une société civile immobilière de Gap et d’Embrun est immatriculée au tribunal de commerces. Structure détenue à 98% par l’association diocésaine de Gap dont Jean-Michel Di Falco est le président expliquent nos confrères. « Les conseils d’Isabelle Laurens voit dans cette création une manœuvre frauduleuse destinée à la captation de l’héritage de sa tante ».
Après avoir organisé un concours d'architectes, Di Falco procède à partir des années 2012-2013 à plusieurs rénovation au sein du diocèse mais également au sein de sa résidence personnelle rattachée au diocèse. Selon le JDD, Jean-Michel di Falco "menait grand train", faisant installer un parquet haut de gamme dans sa maison, construire un siège épiscopal tout neuf, recevant somptueusement, se déplaçant dans toute la France. L'évêque était entouré d'une "intendance digne d'un ministre", rapportent nos confrères : une trentaine de salariés sous ses ordres ! Directeur de cabinet, secrétaire mais aussi cuisinier, jardinier et tutti quanti.
Suite aux transferts des biens et des liquidités en 2015, la SCI se verra dotée de plus de 18 millions d’euros. Lors de l’inauguration du centre diocésain, Monseigneur Di Falco précisait dans son discours que c’est « grâce à un legs » que tous les travaux avaient pu être réalisés.

Mis en cause par la famille Laurens, l'homme d'Église, fondateur de la chaîne KTO, a réagi par communiqué sur son compte LinkedIn :"j’ai été contacté, je crois en 2012, par un notaire, ou un avocat, je ne saurais l’affirmer avec certitude, m’informant que les diocèses de Paris et de Gap allaient bénéficier d’un legs important à partager. Ce legs, composé principalement d’immeubles et d’appartements situés à Paris, a été reçu sans que je n'aie jamais rencontré ou connu personnellement la bienfaitrice à l’origine de cette disposition." Ce qui dérange Me Ayela dans cette déclaration, c'est qu'en 2012, Blanche Laurens était encore en vie. Il en conclut donc qu’il y a eu "violation de la confidentialité du testament".


Epilogue
Aujourd'hui Isabelle quinquagénaire se montre usée. Au fil de ces années de bataille, elle a vu sa famille de disloquer, a perdu sa mère, son oncle, son père, qui a "beaucoup souffert de tout ça" et se retrouve aujourd'hui bien seule. A présent, Blanche Laurens repose au cimetière à l’entrée du village et Isabelle pourra désormais se recueillir plus souvent sur sa tombe. "Il a fallu attendre 2022 pour que le nom de ma tante soit gravé dans la pierre du caveau familial, ils ne s'en sont même pas occupés", déplore-t-elle dans une émotion contenue. En effet, six ans après le décès de Blanche Laurens, l'association diocésaine n'avait même pas pris la peine de faire inscrire son nom sur le caveau familial.

©Isabelle Laurens


Dans l'immeuble du XVIe arrondissement où Isabelle Laurens réside toujours, l'appartement de Blanche sa défunte tante, est désormais occupé par le locataire de l'association diocésaine. 
«C'est écœurant de voir qu'aujourd'hui, tout le monde se défile. On se renvoie la patate chaude. (...) Au lieu de faire un mea culpa et d'essayer de réparer le mal qui a été fait, aujourd'hui ces gens-là persistent et signent». La nièce de Blanche Laurens et ses proches espèrent une condamnation des personnes suspectées d'avoir abusé de la faiblesse de la défunte.

source:

La honte totale.
Hommes d'Eglise catholique, connaissez-vous le châtiment d'Héliodore ?






dimanche 3 septembre 2023

La franc-maçonnerie se retournera contre vous : le cas de La princesse de Lomballe


La princesse de Lomballe au sol


La tête sciée de la princesse de Lomballe

Marie-Louise-Thérèse de Savoie, princesse de Lamballe, dite « Mademoiselle de Carignan » ou « Madame de Lamballe », est une princesse de la Maison de Savoie née à Turin le 8 septembre 1749 et morte à Paris le 3 septembre 1792.
Amie de la dauphine Marie-Antoinette qui, devenue reine, la nomme surintendante de sa maison, elle est supplantée par la duchesse de Polignac dans l'affection de la souveraine, à qui elle reste néanmoins toute dévouée, ce qu'elle payera de sa vie.

Marie-Louise épouse le prince de Lamballe, arrière-petit-fils de Louis XIV (branche légitimée), fils du duc de Penthièvre, le 17 janvier 1767 par procuration à Turin ; puis, le 31 janvier 1767 à Nangis.
Très vite, le prince reprend ses habitudes et délaisse son épouse, qui se réfugie auprès de son beau-père. Elle commence à développer des accès de mélancolie, est saisie de vapeurs qui la plongent dans des évanouissements plus ou moins longs. Son mari contracte des maladies sexuellement transmissibles et la contamine plusieurs fois ; elle y gagne des cicatrices et des boutons. Un an plus tard, en 1768, son époux meurt d’une maladie vénérienne. La princesse se retrouve veuve et sans enfant à 19 ans.

Ayant plus de temps à elle, la princesse de Lamballe part à la campagne, reprend ses activités charitables et rachète l'hôtel de Toulouse (siège actuel de la Banque de France à Paris) à son beau-père.
Elle est initiée à la franc-maçonnerie et entre dans la loge féminine d'adoption « la Candeur » le 12 février 1777, elle est élue grande maîtresse de la « Mère Loge Écossaise » en 17812. Elle s'intéresse au mouvement des Lumières, à l'Encyclopédie, à la condition des femmes et à l'amitié féminine. Elle organise notamment, le 10 janvier 1781, un dîner suivi d'un bal auquel ne sont conviées que des femmes, ce qui choque la cour et irrite la reine.
En 1789, la Révolution gronde et la reine commence à prendre conscience de ses erreurs. Elle se fait plus sage et se rapproche à nouveau de la princesse de Lamballe.
En 1791 [...], la famille royale, est rattrapée à Varennes. Les deux femmes échangent alors toute une correspondance dans laquelle la reine réaffirme ses sentiments d’affection envers la princesse : « J’ai besoin de votre tendre amitié et la mienne est à vous depuis que je vous ai vue », lui écrit-elle en juin 1791. À la fin de l’été 1791, la princesse de Lamballe est chargée par Marie-Antoinette d’une mission – dont on ignore les motifs – à Aix-la-Chapelle, où elle se rend en effet. Mue par un pressentiment, elle y dicte ses dernières volontés, le 15 octobre 1791, nommant le marquis de Clermont-Gallerande son exécuteur testamentaire.

Ayant suivi la famille royale après la journée du 10 août 1792, elle est incarcérée peu après à la prison de La Force puis subit une fin dramatique au cours des massacres de Septembre.
Jugée trop proche de la reine et suspectée d'être impliquée dans les affaires d'États, [...] on lui demande surtout de témoigner sur la réalité de connivences de Louis XVI et Marie-Antoinette avec les puissances de la Coalition (alliance formée au début de 1793 par plusieurs États européens contre la France, devenue une République en septembre 1792). Elle s'y refusa.
Un perruquier ivre, du nom de Charlat, tambour des volontaires, lui ôta son bonnet du bout de sa pique et la blessa légèrement, tandis qu'un autre égorgeur lui jetait une bûche dans les reins. La princesse tomba et fut criblée de coups. On lui ôta ses vêtements ; elle resta ainsi près de deux heures exposée, nue, à la risée lubrique de la foule. On la traîna ensuite jusqu'à la borne située à l'angle des rues du Roi-de-Sicile et des Ballets, sur laquelle on appuya sa tête qu'un nommé Grison scia avec son couteau et mit au bout de sa pique.

Le perruquier Charlat lui ouvrit la poitrine, lui arracha le cœur qu'il plaça au bout de son sabre, tandis que le « nègre » Guillaume Delorme, ramené de Saint-Domingue par Fournier l'Américain, fit subir au cadavre de la princesse des mutilations aussi obscènes que sanguinaires. La suite ici :



Adam Pitt raconte que tandis que sa tête est promenée au bout d’une pique jusqu’à la tour du Temple où elle est agitée devant les fenêtres de l'appartement de Marie-Antoinette qui s'évanouit, son corps est transporté sur des kilomètres, profané, jusqu’au comité civil de la section des Quinze-Vingts. 
La prison de la Petite-Force renfermait 212 prisonnières lors des massacres de Septembre, et toutes eurent été relâchées. De ce fait, le cas de Madame de Lamballe, qui fut lâchée à la foule puis assassinée, était une exception.
Son corps ne fut jamais retrouvé. Cependant, une certaine Marie Tussaud employée pour fabriquer des masques mortuaires ainsi que des moulages de corps entiers des célèbres victimes de la révolution (Louis XVI, Marie-Antoinette, Marat et Robespierre), déclara que le corps de la princesse lui fit remis pour réaliser un masque mortuaire ainsi q'un moulage corporel. Tussaud ? Oui la célèbre Marie Tussaud, née Marie Grosholtz sculptrice française et créatrice du musée de cire Madame Tussauds qu'elle ouvrit à Londres à l'âge de 74 ans. Tussaud fut initié par un anatomiste, physicien, médecin et sculpteur sur cire, le franco-allemand Philipp Wilhelm Matthias Kurtz dit Curtius. En 1782, Curtius ouvrit, boulevard du Temple, un nouveau lieu d’exposition, "la Caverne des Grands Voleurs", précurseur de la Chambre des horreurs ("La Caverne des Grands Voleurs"  abritait des sculpteures de brigands de toutes sortes. Curtius y vendait également des figurines érotiques "sous le manteau").

sources:




samedi 30 avril 2022

Suisse: les défenestrés de Montreux


Lieu du crime/suicide
(Montreux)

Le jeudi 24 mars 2022, deux gendarmes se sont présentés peu après 6 heures du matin au septième étage d'un grand immeuble de standing situé au numéro 37 de la rue du Casino à Montreux où résidait la famille David-Feraoun depuis 2014. Comme l'a rappelé la police vaudoise, il s'agissait d'exécuter un mandat d'amener à Eric David, le père, délivré par la préfecture en lien avec la scolarisation à domicile d'Allan son fils. 
Les gendarmes frappent à la porte et une voix venant de l'intérieur répond "Qui est là?", avant qu'un grand silence ne se fasse en l'intérieur. Les représentants des forces de l'ordre auraient ainsi patienté près d'une demi-heure sur place avant de quitter les lieux, sans être alarmés par des mouvements particuliers dans l'appartement. 

Dans cet intervalle, un témoin a contacté les services de police pour indiquer que plusieurs personnes étaient tombées depuis le balcon d'un appartement. Une chute de plus de vingt mètres, juste devant le casino.  Un escabeau a été retrouvé sur le balcon. Au sol, sur la chaussée, gisaient les corps de cinq personnes:
  • le père Éric David, 40 ans
  • son épouse, Nasrine Feraoun, 41 ans, 
  • la sœur jumelle de cette dernière, Narjisse Feraoun-Gama, 
  • ainsi que les deux enfants du couple, une fillette de 8 ans 
  • et l'aîné Allan qui, après une chute de 25 mètres donnait encore des signes de vie. 
Les auditions des membres de la famille David-Feraoun devraient en apprendre plus sur les disparus qui, depuis quelques années déjà, avaient coupé les ponts avec leurs proches. 
C'est justement ce renfermement qui étonne dans une famille aisée, au parcours professionnel brillant. L'un des beau-frère du couple a confié ce samedi au JDD "être abasourdi"; indiquant ne plus avoir de nouvelles depuis 15 ans. "Six mois après leur mariage, Éric et Nasrine ont brutalement coupé les ponts, sans aucune explication". Il avait croisé pour la dernière fois Nasrine Faraoun dans une rue de Paris avec sa poussette où se trouvait son neveu Allan. Par ailleurs, selon les autorités suisses, la fille de 8 ans décédée ce jeudi n'apparaît sur aucun registre administratif contrairement à l'adolescent.  

Selon le journal Le Temps, trois des cinq pièces étaient ­entièrement remplies de nourriture et de médicaments, la famille vivant dans les deux pièces restantes. Les déclarations d'un habitant de l'immeuble confirment cet amoncellement curieux des occupants du 7e étage.
Cet habitant a indiqué au média suisse que les enquêteurs auraient découvert lors de leur entrée dans les lieux, un appartement rempli de cartons jusqu’au plafond. "Des cartons de nourriture, de boîtes de conserve, de médicaments", a-t-il commenté, assurant que la famille recevait quotidiennement "trois ou quatre colis par la poste''. Finalement, avec tout ce que la police a retrouvé, "il y avait de quoi remplir deux camions". 
"Ils ont commencé par demander s’il y avait des abris anti-atomiques au sous-sol et si ces derniers étaient bien ventilés. Ce n’est pas vraiment le genre de question que l’on pose en premier!", a relaté un résident au média suisse. "Se préparaient-ils pour la fin du monde?", a terminé l'interlocuteur. 


Les deux soeurs
[...] Les deux femmes qui ont perdu la vie s'appelaient Nasrine et Narjisse. Elles étaient sœurs jumelles, médecins toutes les deux et âgées de 41 ans. Elles étaient les petites-filles de l'écrivain algérien Mouloud Feraoun (c.f. détails à la fin de l'article) dont la disparition a été commémorée le 15 mars dernier à l'occasion du 60e anniversaire de sa disparition, à la demande d'Emmanuel Macron. Auteur proche d'Albert Camus et instituteur humaniste, il avait été froidement assassiné par l’OAS (Organisation de l'Armée Secrète, c.f. détails à la fin de l'article), dans les hauteurs de la capitale.
Anciennes élèves du lycée Henri IV à Paris, les deux sœurs ont été élevées dans un milieu aisé entre un père informaticien et une mère au foyer, au sein d'une fratrie de cinq enfants. 

L'épouse d'Eric David et mère de deux enfants, s'est installée comme dentiste en 2008 à Vernon dans l'Eure avant de rejoindre la Suisse en 2014 avec son époux. Période qui coïnciderait avec la naissance de leur fille. Elle a alors collaboré pendant un an dans un cabinet d’orthodontie à Bulle, dans le canton de Fribourg. Première tâche dans un parcours sans faille: en décembre 2014, le service de la santé publique fribourgeois lui retire son autorisation d’exercer pour  des raisons administratives.
Sa sœur Narjisse Feraoun, ophtalmologue, travaillait, ces derniers mois à temps partiel, à la Clinique de l’œil de Sion, dans le Valais. Elle était séparée depuis sept ans de son mari, un Français installé à Lausanne et spécialiste dans la sécurité des systèmes informatiques. 

« Selon elles (les deux sœurs), tous les vaccinés à partir de deux ans allaient mourir, elles voyaient plus ou moins la fin du monde avec des famines, la guerre civile, des pillages », affirme ce témoin. Les sœurs Feraoun auraient donc assuré vouloir « se préparer, avoir des médicaments en réserve, de l'eau potable et un plan de secours avec une communauté », ajoute-t-il.

Le père: le parcours d'un homme brillant
Derrière sa porte, c'est le dernier à avoir donné un signe de vie à un tiers. A deux gendarmes. Eric David n'a jamais ouvert aux deux hommes et il s'est muré dans le silence avant que sa dépouille ne soit retrouvée au pied de son immeuble. Un homme brillant au parcours nébuleux ces dernières années... Sur le réseau social LinkedIn, la photo de profil montre un homme souriant dans des gradins déserts de ce qui semble être le Stade de France, portant des lunettes avec un badge qui semble être celui de l’Euro de football 2016.  

Il se présente comme consultant indépendant en billetterie et affiche sept ans d’expérience au sein de trois grands ministères français, trois ans de gestion de projet dans une compagnie suisse et une formation scientifique en France. Il compte 316 relations avec lesquelles il n'apparaît pas d'interconnections publiques.
Selon le Journal du dimanche, Eric David a grandi à Marseille dans une résidence sans histoires des quartiers sud, les plus favorisés de la ville. Il est décrit, toujours selon le JDD, comme un " élève discret et doué, le meilleur de la classe", par un ancien camarade.
En 2014, comme il l'indique sur son CV sur Linkedin, il est diplômé de la prestigieuse Ecole polytechnique, dans le Top 5 avant de travailler de 2006 à 2013 dans plusieurs ministères (Budget, Affaires étrangères, ­Jeunesse et Sports) en tant qu'expert en informatique. En 2013, Éric David a rejoint Secutix, une société spécialisée dans la vente de tickets en ligne à Lausanne, avant de se mettre à son compte en 2016.

Il est décrit par les voisins comme un homme peu loquace, habillé hiver comme été en short, qui sortait rarement et il n'avait noué aucun contact avec le voisinage.
 « Quand on les voyait, ils étaient vraiment normaux, ils rigolaient entre eux, discutaient entre eux, mais dès qu'il y avait quelqu'un d'autre qu'eux cinq, c'était le silence », témoigne un voisin.
« En fouillant l'appartement, les policiers ont découvert des éléments qui permettent de dire que la famille était très intéressée par les thèses complotistes et survivalistes » [...].

sources:



- POUR ALLER PLUS LOIN -

Mouloud Feraoun
Feraoun est le nom qui a été imposé par des officiers des Affaires indigènes, chargés de la mise en place d'un état-civil aux populations kabyles après l’insurrection de 1871. Les parents de Mouloud Feraoun sont un couple de paysans pauvres, qui ont eu huit enfants dont cinq seulement ont survécu. Mouloud est le troisième d'entre eux, et le premier fils. Depuis 1910, le père a pour habitude d’émigrer périodiquement en France métropolitaine pour subvenir aux besoins de sa famille. En 1928, il est victime d’un accident et commence à vivre d’une pension d’invalidité. Ces racines familiales, sociales et culturelles sont prépondérantes pour Mouloud Feraoun, qui intitule son premier roman autobiographique Le Fils du pauvre et fait de la culture kabyle la principale composante de son identité.

Diplômé de l’École normale, il commence sa carrière d’instituteur à Taourirt Aden, petit village de Kabylie. En 1935, il est nommé instituteur à Tizi Hibel, où il épouse Dehbia dont il aura sept enfants.
Mouloud Feraoun commence à écrire en 1939 son premier roman, Le Fils du pauvre. L'ouvrage, salué par la critique obtient le Grand Prix de la ville d'Alger. Mouloud Feraoun ne s'est pas contenté de poursuivre une carrière d'enseignant, il voulait raconter au monde la vie dans la région coloniale de Kabylie. 

Propos de son amie Germaine Tillion: "Mouloud Feraoun était un écrivain de grande race, un homme fier et modeste à la fois, mais quand je pense à lui, le premier mot qui me vient aux lèvres c'est le mot: bonté...
C'était un vieil ami qui ne passait jamais à Paris sans venir me voir. J'aimais sa conversation passionnante, pleine d'humour, d'images, toujours au plus près du réel - mais à l'intérieur de chaque événement décrit il y avait toujours comme une petite lampe qui brillait tout doucement: son amour de la vie, des êtres, son refus de croire à la totale méchanceté des hommes et du destin.
Certes, il souffrait plus que quiconque de cette guerre fratricide, certes, il était inquiet pour ses six enfants [...].

sources:


L'OAS (Organisation de l'Armée Secrète)
L'OAS, est une organisation politico-militaire clandestine française proche de l'extrême droite créée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie par tous les moyens, y compris le terrorisme à grande échelle.
Un an après l'échec de la semaine des barricades, alors que le gouvernement français souhaite manifestement se désengager en Algérie, elle est créée à Madrid, lors d'une rencontre entre deux activistes importants, Jean-Jacques Susini et Pierre Lagaillarde, ralliant par la suite des militaires de haut rang, notamment le général Raoul Salan.
Le sigle « OAS » fait volontairement référence à l’Armée secrète (AS) de la Résistance. Il apparaît sur les murs d'Alger le 16 mars 1961, et se répand ensuite en Algérie et en métropole, lié à divers slogans : « L'Algérie est française et le restera », « OAS vaincra », « l'OAS frappe où elle veut et quand elle veut », etc.
L'OAS est responsable d'au moins 2 200 morts en Algérie et de 71 morts et 394 blessés en France3
Devise : L'OAS frappe quand elle veut et où elle veut.
L'histoire de l'OAS se présente comme la manifestation la plus radicale d'une partie de l'armée et de civils de la volonté de conserver l'Algérie française, où vivaient un million d'habitants ayant le statut de citoyens français, et huit millions d'Algériens ayant un statut juridique différent. L'Algérie ayant alors le statut de département français, l'OAS voulait s'opposer par tous les moyens à la politique d'autodétermination mise en place par Charles de Gaulle à partir de la fin de l'année 1959.



FLN
Le Front de libération nationale (FLN, en arabe : جبهة التحرير الوطني ; en berbère : Tirni n Weslelli Aɣelnaw) est un parti politique algérien. Il est aujourd'hui dirigé par Baadji Abou El Fadhel depuis 2020. Le FLN est créé en octobre 1954 pour obtenir de la France l'indépendance de l'Algérie..

source:



L'OAS et le FLN contre Mouloud Feraoun

« Quand le journal de Feraoun est sorti en 1962, les gens du FLN ne l’ont pas aimé. Ils n’ont pas aimé que Feraoun dénonce les complots qu’ils étaient en train de faire depuis 1958 » [...]. Après la disparition de l’écrivain, les dirigeants de l’Algérie indépendante s’en prennent à sa famille. 
Le 15 mars 1962, au matin, Mouloud Feraoun est assassiné par l'OAS avec cinq de ses collègues de l'Éducation nationale à quelques jours seulement de la signature des Accords d'Évian qui mettent fin à la Guerre d'Algérie. Apprendre à lire et à écrire à des enfants, donner un métier à des adultes, soigner des malades - ce sont des choses si utiles qu'elles en paraissent banales : on fait cela partout, ou, à tout le moins, on a envie de le faire. [...] Et c'était de quoi s'entretenaient ces six hommes, à 10 heures du matin, le 15 mars 1962 ...". Les victimes étaient :
  • Marcel Basset, directeur du Centre de formation de l'éducation de base à Tixeraïne (CSE d'Algérie) ;
  • Robert Eymard, ancien instituteur et chef du bureau d'études pédagogiques aux CSE ;
  • Mouloud Feraoun, directeur adjoint au chef de service des CSE, ancien instituteur et écrivain ;
  • Ali Hammoutène, inspecteur de l'Éducation nationale, directeur adjoint aux CSE et ancien instituteur.
  • Max Marchand (né en 1911), inspecteur d'académie, chef de service aux CSE et ancien instituteur ;
  • Salah Ould Aoudia, ancien instituteur et inspecteur des centres de la région Alger Est.
Trois membres de l'organisation clandestine firent irruption. Ils désignèrent des noms sur une liste. Six hommes se sont levés. À 10 h 45 un « commando Delta » (bras armé de l'OAS, fondé par le Dr Jean-Claude Pérez - médecin généraliste à Bab El Oued et le lieutenant Roger Degueldre - un militaire âgé de 35 ans, déserteur du 1er Régiment étranger de parachutistes) pénètre dans la salle de réunion et fait sortir les six hommes du bâtiment. Ceux-ci sont alignés contre un mur de la cour et abattus à l'arme automatique. Le soir même, le général de Gaulle à Paris et M. Ben Khedda à Tunis annonçaient la fin des combats...

Six ans plus tôt, l'auteur avait jugé ses assassins : " J'ai horreur de ceux qui tuent, non parce qu'ils peuvent me tuer, mais parce qu'ils ont le courage de tuer. "Le 17 mars 1961 il écrivait dans son Journal : "[...] je me dis : " Vive la France, " telle que je l'ai toujours aimée ! " Vive l'Algérie telle que je l'espère ! ". Ainsi, « On a demandé [...] d’enseigner dans les facultés d’Alger que Feraoun est un écrivain assimilationniste », affirme son fils Ali Feraoun. 

« J’ai vu mon père à la morgue quelques heures après sa mort. On lui avait logé 12 balles dans le corps… La salle était pleine ce jour, au moins une centaine de cadavres. Mon père gisait au milieu sur une table » déclare Ali.
Jean-Philippe Ould Aoudia (fils de Salah Ould Aoudia l'une des six victimes) a enquêté minutieusement, recoupé les documents, vomit les clauses des amnisties successives qui rendent le crime innommable et font taire les proches des victimes. Son but : traquer les assassins de son père, relire cette tuerie planifiée, établir les complicités en hauts lieux, pointer du doigt les inconscients et les aveugles, reconstituer l'atmosphère d'affolement à Alger au printemps de 1962, qui laissait proliférer l'exécution  et l'attentat méthodique de commandos surentraînés [d'après Jean-Pierre Rioux, Le Monde du 20 mars 1992].

sources:


Les chats ne font pas des chiens. Nasrine et Narjisse Feraoun ont probablement été bien éduquées, enseignées, renseignées et confrontées à la dur réalité du monde politique et social, comme le fut leur grand-père Mouloud Feraoun. Savaient-elles quelque chose de particulier qui menaçait leur vie ? Avaient-elles l'intention de divulguer des informations sensibles ? Et quid du mystérieux Eric David ?





- LE REPORTAGE DE TF1 -







samedi 23 avril 2022

France: le mystérieux Alexandre Despaillères


Le 13 novembre 2008, Peter Ikin, riche producteur de musique, proche de stars comme Elton John ou Rod Stewart, est retrouvé mort à Paris, dans des conditions mystérieuses. Alexandre Despallières est suspecté d’avoir falsifié le testament du riche magnat et de l’avoir empoisonné pour bénéficier d’un héritage de 7 millions d’euros. Mais Despallières n’en serait pas à sa première victime puisque ses propres frères l’accusent d’avoir tué ses parents pour leur héritage ainsi que ses grands-parents… 
Alexandre Despallières devait comparaître de nouveau devant la cour d'assises de Paris en juin 2022. Mais le principal suspect est décédé le 26 janvier 2022, après avoir été transporté à l’hôpital à la suite d’un malaise. 
Pour la famille de Peter Ikin, l'injustice reste éternelle. "C'est un naufrage judicaire, car ce dossier est ouvert depuis 10 ans, il a vu intervenir 4 juges successifs. La famille de Peter Ikin ne pourra donc jamais savoir la vérité sur cette histoire", explique Maître Marion Grégoire, avocat du neveu de Peter Ikin. 



Ci-dessous quelques éléments pas assez voir pas du tout soulevés dans la vidéo/enquête de Karl Zéro:

Alexandre Despaillères a grandi dans une banlieue à Argenteuil dans une famille modeste. Il n'a jamais étudié mais est doté de très bonnes capacités intellectuelles et lit beaucoup. Les experts psychiatres qui l'ont suivi le déclare totalement dénué d'empathie. Alexandre est aussi un maître en manipulation.
Le père d'Alexandre Despaillères est mort alors qu'il se trouvait seul avec Alexandre et Jérémy l'ami/amant d'Alexandre. Le père d'Alexandre était sportif en parfaite santé, avec même une obsession du culte du corps. Il était constamment bronzé. Le père d'Alexandre Despaillères est le premier membre de la famille qu'Alexandre aurait éliminé. Pourquoi les journalistes et experts psychiatres n'ont jamais investigué sur l'enfance et le cercle familial d'Alexandre ? Quid des complices présumés d'Alexandre, Jérémy Billien et Laetitia Nail ?
Petra Campbell, australienne, mariée durant dix-sept ans à un des deux frères d’Alexandre Despallières, écrivit au procureur de Paris au sujet "d’une escroquerie et d’un meurtre". "J’ai appris que la succession de Peter Ikin s’élevait à plus de 20 millions de dollars", écrit-elle. Dans ce courrier, elle parle du "long passé d’escroc et peut-être de tueur en série d’Alexandre […]. C’est la cinquième personne en six ans qui a été retrouvée morte en sa présence… Il s’agit de Monique et Marcel Despallières, ses parents, et les deux parents encore vivants de Monique et Marcel. Un héritage en ligne directe a suivi, précise-t-elle. Je crois qu’Alexandre a empoisonné toute sa famille. Il a organisé les crémations de tous les corps très rapidement". Le même modus operandi a été appliqué pour Peter Ikin ...

Alexandre était homosexuel ou bi. Chevelure laquée, yeux de biche soulignés d'un trait de khôl, à 19 ans et les années suivantes, il se fait un nom dans les fêtes somptueuses, comme celles du magazine Playboy, de Londres à New York, Paris. Alexandre Despaillères se faisait soigner contre le sida et maîtrisait parfaitement le sujet médical. Un vériable "Vidal ambulant" d'après son frère et tous ceux qui ont côtoyé Alexandre de près. Adopté par le gotha de la musique pop, il est sorti avec des hommes plus âgés et beaucoup plus fortunés que lui. Il a participé à une émission de Pascal Sevran, animateur de télévision homosexuel. Alexandre Despaillères a également co-présenté une émission avec l'animateur de télévision Laurent Boyer, lui aussi homo:



Après le décès de Peter Ikin, en 2009, Alexandre fut quelque temps domicilié chez Me Metzner, le célèbre avocat parisien. Olivier Metzner fut entendu comme témoin dans cette affaire. La police l'interrogea sur ses liens avec le principal suspect, Alexandre Despallières. Les enquêteurs cherchèrent à savoir si Me Metzner était informé de l'existence d'un (faux) testament du magnat du disque Peter Ikin en faveur de ce même Despallières. Me Metzner se dit alors victime d'une "manoeuvre de déstabilisation", liée à son rôle dans l'affaire Bettencourt. "Je n'ai jamais entendu parler d'un testament quel qu'il soit et de qui que ce soit, assure-t-il à L'Express. Je m'en suis expliqué clairement lors de mon audition."  
Placé en garde à vue le 14 juin 2010, le complice présumé de Despallières, Jeremy Bilien, affirme pourtant que l'avocat et plusieurs autres personnes étaient informés de la rédaction d'un faux testament. Despallières, de son côté, conteste avoir participé à la confection d'un faux, mais il estime que ses ennuis actuels proviennent de Me Metzner, dont il dit avoir "partagé la vie".  
Olivier Metzner meurt à 63 ans, célibataire et sans postérité. Son corps est retrouvé flottant près de son île située dans le golfe du Morbihan le 17 mars 2013. Une lettre détaillée évoquant sa volonté de mettre fin à ses jours a été retrouvée à son domicile par son employé de maison. Après avoir pris connaissance des résultats de l'autopsie, le procureur décide le lendemain un classement sans suite de l'enquête qui conclut à un "suicide" sans intervention de tiers. (c.f. cet excellent article sur la mort d'Olivier Metzner)

Dans l'affaire qui l'oppose au neveu de Peter Ikin (neveu qui est prêtre catholique), Alexandre Despallières a choisi un autre ténor du barreau pour le défendre : Thierry Herzog, qui est aussi l’avocat de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Clearstream. «Mon client a été mis en examen pour assassinat et une nouvelle expertise conclut à la mort naturelle de la victime!», a noté ce dernier. Thierry Herzog avait demandé la mise en liberté de son client, avant de prédire : «Cette affaire promet des rebondissements».
L'affaire est qualifiée de "sensible", de sources proches de l'enquête, en raison notamment "des intérêts en jeu", qui mettent en scène des ténors du barreau parisien. Entre autres, Olivier Metzner qui plaidait en pleine affaire Bettencourt, notamment à un moment où l’avocat dynamitait « façon puzzle » le cœur du pouvoir sarkozyste [...].
Un autre ténor du barreau est également de la partie, il s'agit d'Hervé Témime, avocat qui a porté plainte au nom d'un neveu de Peter Ikin, et qui a relancé l'enquête, aboutissant à l'audition de Metzner. Hervé Témime, qui est aussi l'avocat de… François-Marie Banier dans l'affaire Bettancourt ! 
Il y a également Me Thierry Herzog, qui défend Alexandre Despaillères et qui est aussi l'avocat de Nicolas Sarkozy. Thierry Herzog a notamment défendu l'ancien président lors du procès Clearstream. Face à lui, en tant que défenseur de Dominique de Villepin, se trouvait... Me Olivier Metzner.

sources:






vendredi 22 avril 2022

Voyage en corse: clap de fin ?


Yvan Colonna est décédé le 21 mars 2022 des suites de son agression.
A ce jour on ne sait toujours pas qui a tué le préfet Erignac et qui sont les commanditaires.
A moins que ...



Piste sur l'assassinat du préfet Erignac


Imagine qu'un jour on découvre que le véritable tueur du préfet Erignac était un barbouze,ex légionnaire et mercenaire en Afrique, Igor Peccatte,1,82m, blond (Tiens, tiens ?) que l'assassinat était commandité par le plus gros clan mafieux franco-corse sur lequel Erignac enquêtait, qui incriminait  Charles Pasqua/Sarkozy/Peretti et tout un réseau de corruption et de trafics (drogues,armes, casinos, Cavallo, Corse-Afrique), dossier dont les pages déchirées ont bizarrement  disparues,correspondaient à la période depuis l'été 1997 à sa mort en février 1998.
Imagine que toutes les personnes mises en cause dans ce rapport,soit en lien avec France et le SAC,ces organisations barbouzes responsables d'attentats et d'assassinat et les plus hautes sphères du pouvoir ? 
Imagine que la description très précise du tireur,par le seul témoin oculaire (Mme Contart) qui l'a vu en train d'exécuter le préfet à 2 m et qui a toujours dit que ce n'était pas Colonna, corresponde aux visage de Igor Peccatte (c.f. photo).
Description: "un visage fin, de petits yeux enfoncés, un regard perçant, une bouche fine et étirée,des plis entre le nez et la commissure des lèvres".  Imagine qu'il faisait partie des suspects et que sa piste a été ignorée. Imagine qu'il y ait plein d'autres éléments ignorés et retirés de l'enquête. 
Imagine que les témoignages de Colombani, ami du Préfet et de Vinolas son secrétaire général, à décharge pour Colonna aient été éludés.  Ça ne serait pas croyable ? 

sources:



Igor Peccatte
Encore plus incroyable, Igor Jean François Peccatte Savignoni est décédé, à l'âge de 59 ans, le 12 janvier 2022, soit 2 mois avant Yvan Colonna . D'après des sources officielles, c'était un ancien soldat/légionnaire devenu mercenaire et gérant d'"Acting Out International" sociétés de sécurité réputée pour fournir des " gros bras ". 
A qui profite tous ces crimes et décès ?

sources:



Et pour finir
Voici une étrange vidéo d'Yvan Colonna quelque temps avant son agression.
Postée par BFM bien entendu:










jeudi 31 mars 2022

Suisse: le modus operandi de Christoph Wolfram Blocher nous rappelle tant d'autres ...



Qui veut comprendre la vie politique suisse des dernières décennies ne peut pas passer à côté de ce nom : Christoph Blocher. Presque personne n’a autant façonné le pays que ce milliardaire de la Riviera zurichoise. Depuis sa prestigieuse villa de Herrliberg, qu’il met en scène pompeusement à chaque occasion, Blocher a fait du parti suisse de droite extrême UDC (pour "Union démocratique du centre", mais qui s’appelle en allemand “parti populaire suisse” – Schweizerische Volkspartei), la force politique la plus puissante du pays. Et ce, en quelques années seulement.

Christoph Wolfram Blocher
Stéphane BRON  à propos de Blocher dans  le  documentaire “l’expérience  BLOCHER”: Un  pied  chez  les  actionnaires,  un autre  chez  les  paysans,  c’est  tellement  vous.  Vous  transformez  le  parti  à  votre  image,  le  corps  de  paysan  et l’esprit du capitalisme. La formule fait merveille, vous volez de victoire en victoire”

Mais qui est-il ? Disons-le : c’est un homme d’extrême droite, mais assez roublard pour attirer les sans-mémoire.
Il est marié à l'ex-institutrice du primaire Silvia Blocher, née Kaiser. Ils ont trois filles et un fils. Christoph Blocher vit à Herrliberg (canton de Zurich) sur la "Rive dorée" (en allemand Goldküste), quartiers résidentiels très prisés du bord du lac de Zurich. Il loue aussi à vie le château fortifié de Rhäzüns, propriété du groupe Ems-Chemie, dans les Grisons.

L’homme de 78 ans - qui était déjà un très riche industriel lorsqu’il est entré en politique - a utilisé l’argent de sa société Ems-Chemie pour mener son parti au succès. Comme Silvio Berlusconi en Italie, Blocher a créé un empire économique qui a également servi de véhicule au financement de son parti. Sa stratégie pour se constituer une fortune personnelle estimée à deux ou trois milliards de francs suisses (entre 1,8 et 2,7 milliards d’euros) est simple : démanteler des groupes [...] ou en prendre le contrôle par surprise.
La carrière de Blocher peut être découpée en trois phases : d’abord dans les affaires ; puis en politique ; enfin comme magnat de la presse. À la fin de cette dernière étape, l’homme s’est servi de divers titres de journaux qu’il avait acquis au fil des années, lui-même ou par le biais de ses proches, pour déplacer le débat public toujours plus vers la droite.


Carrière professionnelle
En 1983, le patron de l'entreprise Ems-Chemie meurt. En tant que nouveau gérant, Blocher conseille à la famille de Werner Oswald de vendre l'entreprise. Il conduit lui-même les négociations — une seule société se montre intéressée par le rachat de l'entreprise et elle entend supprimer plus de 800 emplois sur 1 100 — et présente rapidement un mystérieux acheteur. La famille vend finalement l'entreprise (pour une vingtaine de millions de francs suisses) à l'inconnu fortuné, qui se trouve être en réalité Christoph Blocher lui-même.

En tant qu'homme d'affaires, sa stratégie consiste à démanteler des groupes, tels que le producteur d'aluminium Alusuisse, ou en prendre le contrôle par surprise, ce qui lui permet d'empocher des milliards d'euros.
Il vend en 2003 les actions de l'entreprise à ses quatre enfants. Sa fille aînée, Magdalena Martullo-Blocher, en reprend la direction. Le magazine Bilanz estime la fortune de la famille Blocher à un montant situé entre dix et onze milliards de francs suisses – soit neuf à dix milliards d'euros, ce qui la situe parmi les dix familles les plus riches de Suisse.


Politique
Au temps de l’apartheid, Blocher était, avec de nombreux milieux économiques il est vrai, l’un des défenseurs efficaces du racisme d’Etat, grâce à l’association Arbeitsgruppe Südliches Afrika (ASA) qu’il animait. Le Bulletin de l’ASA soutenait même les lois sud-africaines punissant de sept ans de prison les relations sexuelles entre personnes de «races différentes».
Par son nationalisme étroit (alors même qu’il est bien placé, avec sa firme EMS-Chemie, pour savoir combien la Suisse dépend de l’étranger), par ses campagnes haineuses contre les réfugiés, [...] par ses allusions xénophobes, par son mépris de tout ce qui est étranger, international ou européen, par son agitation contre toutes les autorités fédérales, y compris contre le Tribunal fédéral (coupable d’avoir constaté que les naturalisations par le peuple peuvent conduire à l’arbitraire), Blocher s’est définitivement disqualifié pour gouverner la Suisse. 



Activités dans le secteur médiatique
En 2014, Blocher achète des actions du journal Basler Zeitung, puis rachète le journal gratuit Zehnder. Selon certains de ses détracteurs, son influence dans les médias lui a permis de contribuer à déplacer le débat public toujours plus vers la droite. Ses opposants lui reprochent d'utiliser ses titres de presse pour servir ses ambitions politiques au détriment de l'information du public[réf. souhaitée].

Le 17 avril 2018, la Zeitungshaus (entreprise de presse dont Christoph Blocher est copropriétaire) annonce sa volonté d'acquérir plusieurs titres romands locaux, dont le GHI (Genève) et Lausanne cités. Ces projets d'acquisitions interviennent dans le cade d'un échange entre les deux grands groupes de presse suisse (Tamedia et Zeitungshaus) puisque le Basler Zeitung passerait de son côté au main de Tamedia, permettant aux deux entreprises de renforcer leurs positions respectives. 
Côté lausannois ou genevois, plusieurs élus (notamment de gauche) critiquent l'arrivée du politicien zurichois dans le paysage médiatique local. Ils craignent une politisation des journaux locaux, une perte de diversité dans l'information locale ou s'inquiètent des difficultés économiques rencontrées par ce secteur. 
À l'opposé, d'autres estiment que ces acquisitions s'inscrivent dans la stratégie d'investissements dans le secteur médiatique qu'a toujours suivie Christoph Blocher et permettent de renforcer financièrement ces titres de presse. 
Plus généralement, ces transactions sont une surprise puisque Christoph Blocher déclarait 6 mois plus tôt qu'il ne souhaitait pas investir dans la presse romande et que cela serait une erreur stratégique. Fin mai, le propriétaire des deux quotidiens Lausanne Cités et GHI, Jean-Marie Fleury, annonce qu'il exerce son droit de préemption en rachetant directement à Tamedia ses actions. Cette opération empêche la Zeitungshaus et Christoph Blocher de prendre possession de ces titres.

Il est également vidéaste web avec sa chaîne TeleBlocher.


Magdalena Blocher
Elle étudie à l'Université de Saint-Gall (HSG), où elle obtient une licence en économie d'entreprise. Elle est chef de produit chez Johnson & Johnson de 1994 à 1996, puis responsable marketing chez Rivella AG jusqu'en 2000.
En janvier 2001, elle entre au sein du groupe Ems. En août de la même année, elle en intègre le conseil d'administration. En 2002, elle en devient la vice-présidente. Lorsque son père est élu au Conseil fédéral, elle intègre l'entreprise Ems-Chemie. Depuis 2004, elle est l’actionnaire majoritaire et la directrice générale du groupe


Markus Blocher
Il est docteur en chimie de l'EPFZ et directeur et actionnaire majoritaire de l'entreprise pharmaceutique Dottikon ES, ancienne filiale d'Ems-Chemie devenue indépendante en 2005. 


Elle est ingénieure en denrées alimentaires, mariée à Matthias Baumann (directeur de l'entreprise d'ameublement Pfister). Elle est propriétaire de Läckerli Huus depuis 2006.


La benjamine, elle est économiste de formation, directrice de la société financière Robinvest, présidée par son père, et présidente du conseil d'administration du groupe de presse qui publie la Basler Zeitung.




Les Blocher se sont enrichis de 3,8 milliards de francs cette année, selon la «SonntagsZeitung». Tout ça «grâce» à la pandémie de coronavirus.
Ainsi, est-il expliqué, Ems-Chemie est l’une des rares entreprises à prendre de la valeur pendant cette période de crise sanitaire. Dirigée par la conseillère nationale et fille de Christoph Blocher Magdalena Martullo-Blocher elle vaut aujourd’hui 19,5 milliards de francs suisses. La hausse est de 30% depuis le début de l’année, soit 3 milliards de francs supplémentaires.
La raison? Ems commercialise tout une série de produits liés à l’épidémie, comme des masques, lunettes de protection, appareils de ventilation ou encore des flacons liés à des tests.

À ces trois milliards il faut ajouter 320 millions de francs supplémentaires touchés sous forme de dividendes par des membres de la famille Blocher, a calculé le journal dominical alémanique.

De son côté le fournisseur pharmaceutique Dottikon SE est nettement plus petit qu’Ems-Chemie. Mais cette entreprise dirigée par le fils de Christoph Blocher Markus Blocher se porte également à merveille. Depuis le début de l’année sa valeur a grossi d’au moins 425 millions de francs. Là aussi cette société est florissante en partie grâce à l’épidémie avec des ventes de précurseurs de médicaments liés au virus.

3 milliards, 320 millions et 425 millions: l’enrichissement familial dépasse donc 3,7 milliards de francs – la «SonntagsZeitung» a arrondi à 3,8 milliards. Il est encore précisé que Christoph Blocher lui-même n’est qu’un «petit actionnaire» d’EMS Ems-Chemie. Et du côté de Dottikon c’est Markus Blocher qui est l’actionnaire majoritaire: il détient 71% des titres.




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